Cours Stage - Une difficile conquête : voter de 1815 à 1870

Exercice - Voter en France 1815-1870

L'énoncé

Document : Voter en France 1815-1870

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Source : hgndp.com


Question 1

Qui est le roi en 1815 et par quel moyen établit-il la monarchie constitutionnelle ?

En 1815, c'est Louis XVIII, cousin du défunt Louis XVI guillotiné par le Révolution française, qui remet en place la Monarchie en France. Il concède néanmoins une Charte, par laquelle il intègre à la monarchie quelques acquis de la Révolution.

Question 2

Pourquoi le suffrage censitaire en 1815 constitue-t-il une régression ?

Le suffrage censitaire est un suffrage qui réserve le vote aux plus riches. Pour avoir le droit de voter, il faut s'acquitter d'un impôt assez élevé. Cela brise donc le principe d'égalité devant la loi, et de l'élection par tous de la représentation nationale.

Question 3

Que se passe-t-il en 1830-1831 qui conduit à l'élargissement du suffrage censitaire en France ?

En 1830, le roi Charles X, qui a succédé à Louis XVIII, cherche à réduire de plus en plus les concessions faites par la Charte de Louis XVIII. En juillet 1830, une Révolution le pousse à abdiquer. Il est remplacé par Louis-Philippe, de la famille royale des Orléans. Celui-ci révise la Charte, ce qui donne naissance à la Monarchie de Juillet, plus libérale. Dans cet élan de libéralisation, le cens est abaissé, le corps électoral connaît donc un élargissement.

Question 4

Comment le passage de la Deuxième République au Second Empire est-il validé par le peuple ?

Napoléon III remet en place la pratique du plébiscite, c'est-à-dire un vote pour savoir si le peuple l'approuve comme Empereur ou non.

Question 5

Pourquoi la mise en place des candidats officiels contraint-elle le droit de vote ?

Les candidats officiels étaient des candidats accrédités par l'Empereur et son gouvernement. Ils étaient des soutiens du régime. Leurs affiches électorales étaient blanches, couleur des documents officiels. Ils bénéficiaient de différents avantages - facilités administratives, facilités dans le déroulement de leur campagne électorale - et du soutien des préfets locaux.

Une candidature officielle était donc assimilée à un « contrat » entre l'Empire et un candidat, au terme duquel ce dernier s'engageait « à appuyer le gouvernement, mais aussi à le contrôler loyalement, en ami fidèle qui éclaire et non en adversaire ardent qui critique et qui blâme » (Persigny). Les candidats officiels ne représentaient donc pas la diversité de l'opinion publique, mais plutôt le soutien ou non au régime politique. Ils étaient avantagés par rapport aux autres candidats, ce qui rompt le principe de démocratie.

Les candidats officiels étaient des soutiens du régime.