Cours Stage - Le changement climatique : approches historique et géopolitique

Exercice - Donald Trump et l'Accord de Paris sur le climat

L'énoncé

Document : Le Monde, "Donald Trump engage le retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat"

"Donald Trump s’en vante dès qu’il le peut. Il aurait, assure-t-il, sorti les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, un texte qu’il qualifie volontiers de « désastre » et de « tueur d’emplois ».  Le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, a en effet annoncé, dans un communiqué, avoir officiellement engagé le retrait de son pays du traité international scellé en 2015, qui vise à contenir la hausse de la température mondiale bien en deçà de 2 0C par rapport à l’ère préindustrielle. Mike Pompeo reprend la thèse d’un accord qui aurait imposé « un fardeau économique injuste » aux Etats-Unis – alors que les pays ont fixé librement leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Si cette nouvelle étape ne devrait pas créer la même onde de choc que l’annonce de 2017, elle n’en reste pas moins un signal inquiétant. Le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, après la Chine, tourne définitivement le dos au reste du globe, alors que le climat est devenu un enjeu majeur pour nombre de citoyens, en particulier de jeunes, sur fond de multiplication des événements climatiques extrêmes. Les Etats-Unis sont le seul pays à se désengager de ce texte signé par 197 pays jusqu’à la Corée du Nord. Les ONG et experts, de leur côté, dénoncent l’égoïsme du deuxième pollueur mondial, alors que la Chine reste engagée dans le processus.« La position anti-science du président Trump sur le changement climatique place les profits des pollueurs basés sur les énergies fossiles au-dessus de la santé et du bien-être des générations actuelles et futures », regrette Alden Meyer, directeur de la stratégie de l’ONG américaine Union of Concerned Scientists et spécialiste des négociations climatiques, qui dénonce une décision « irresponsable et court-termiste ». M. Trump a également proposé d’assouplir les normes d’émissions de méthane pour l’industrie pétrolière et gazière. Cette tentative de l’administration Trump d’oblitérer l’accord de Paris est contrebalancée par l’action de la société civile américaine, galvanisée par la décision du président : 25 Etats, 430 villes, et des centaines d’universités ou d’entreprises, représentant 65 % de la population américaine et 68 % de l’économie, clament qu’ils font encore partie du traité (« We are still in ») et qu’ils en respecteront les objectifs.

Source : Le Monde, 4 nov. 2019


Question 1

Résumer les raisons pour lesquelles le président Trump s'est désengagé de l'Accord de Paris. 

Le principal motif, évoqué rapidement par Trump, sont les conséquences économiques. De fait, selon le président américain, l'accord serait un "tueur d'emplois". Selon lui, les exigences prises pour réduire le réchauffement climatique augmenterait le chômage. En réalité, on peut surtout penser que le Président Trump croit peu au réchauffement climatique, comme en témoigne sa volonté de réduire les normes d'émissions de méthane pour les industries polluantes. L'article parle lui-même des positions "anti-science" du président américain.

C'est donc le motif économique qui guide la politique de Trump, plus que les intérêts écologiques. 

Question 2

Pourquoi le désengagement des Etats-Unis est-il particulièrement inquiétant ?

L'article rappelle que les Etats-Unis sont le deuxième pollueur au monde : "Le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, après la Chine". De fait, ils sont historiquement un pays très industrialisé, avec des types d'industries très polluantes, comme l'extraction d'hydrocarbure, les manufactures, etc.

On peut imagier que désengagement des Etats-Unis pourrait aussi être inquiétant car le pays pourrait en entraîner d'autres dans son sillage étant donné son influence.

Question 3

Quelles pistes optimistes évoque l'article ? 

L'article du Monde rappelle toutefois que la société civile est de plus en plus engagée contre le président et pour l'écologie. L'article affirme "le climat est devenu un enjeu majeur pour nombre de citoyens".

De même, les autorités politiques locales ont pris les devants pour affirmer qu'elles soutenaient toujours l'Accord de Paris. Ainsi, 25 États s'opposent au président et veulent en respecter les objectifs.  

Cela est donc une piste plutôt optimiste car ces personnes et ces administrations représenteraient plus de la moitié du pays : "65 % de la population américaine et 68 % de l’économie", ce qui n'est pas négligeable et remet en question les choix de la présidence de Trump.