Cours Stage - Citations philosophiques 1

Exercice - « L’Enfer, c’est les autres »

L'énoncé

« L’Enfer, c’est les autres », Sartre

Contexte :

Il s’agit de l’expression qui clôt la pièce de théâtre Huis clos de Sartre. C’est l’histoire de trois personnages qui arrivent en enfer et qui vont chacun être juge et être jugé sur leurs actes par les deux autres individus.

 


Question 1

A quoi pense-t-on immédiatement en lisant cette citation ?

Cette citation a été souvent mal comprise. On suppose ainsi que Sartre dit que les relations avec les autres sont toujours empoisonnées et mauvaises.

Question 2

Comment, pour Sartre, l’individu se perçoit-il ?

L’individu ne peut se percevoir qu’au travers d’autrui pour Sartre. S’il n’y a personne, alors il ne peut se considérer et réfléchir sur lui-même car il n’est pas jugé. Cette pensée peut être mise en rapport avec l’analyse du regard : lorsque nous croisons le regard de l’autre, nous voyons que nous sommes vus et cela nous incite à porter un regard et un jugement sur nous-même. Cela crée une dépendance à autrui.

Question 3

Dans quel cas, la pensée commune (de la question 1) est-elle vraie ? Pourquoi ?

Lorsque la relation se passe mal, alors oui, l’autre et la relation avec lui sont un enfer. En effet, l’autre a une image de moi à laquelle je dois correspondre. Si l’image est mauvaise, je suis donc enfermée dans une image de moi que je n’apprécie pas, à laquelle je ne me sens pas correspondre. C’est un enfer.

Question 4

Comment nuancer le propos ?

Lorsque la relation se passe bien et qu’autrui a une bonne image de moi, en quoi l’autre est un enfer ?

L’expression proposée ne signifie donc pas qu’autrui est synonyme de malheur. Toutefois, la présence de l’autre implique que « moi » aie une existence, donc renvoie une certaine image. L’enfer est de devoir toujours faire attention à ce que l’on renvoie, de savoir que l’on est vu et jugé constamment. Le « moi » porte alors un regard sur lui-même, ce qui est effrayant.

Lorsque la relation se passe bien et qu’autrui a une bonne image de moi, en quoi l’autre est un enfer ?