Cours Stage - Analyse de la structure sociale
QCM
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L'énoncé

Pour chaque question, quatre réponses te sont proposées, une seule est valable. Attention aux pièges, aux confusions et aux imprécisions !


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Question 1

Qu'est-ce que le déclassement ?

Le fait d’appartenir à une autre classe sociale que celle de ses parents.

Faux, il s’agit ici de la mobilité sociale.

Le fait d’avoir une position sociale moins valorisée que celle des parents ou de ce que le diplôme pouvait permettre d’espérer.

Vrai, le déclassement peut être mesuré par rapport à la situation des parents ou au diplôme obtenu et désigne le fait qu’un individu occupe une position moins favorable que celle attendue.

Le fait d’avoir une position sociale moins valorisée que celle du groupe d’appartenance ou du groupe de référence.

Faux, le déclassement est le fait qu’un individu occupe une position sociale moins favorable que ce que ses origines sociales ou son diplôme pouvait lui permettre d’espérer.

Le phénomène de disparition des classes sociales.

Faux, le déclassement est le fait qu’un individu occupe une position sociale moins favorable que ce que ses origines sociales ou son diplôme pouvait lui permettre d’espérer.

Le déclassement est un phénomène lié à l’inflation des diplômes.

Question 2

La mobilité structurelle explique environ 40% de la mobilité totale. Qu'est-ce que cela signifie ?

Sur 100 actifs occupant une position sociale différente de celle de leur père, 40 doivent leur mobilité aux modifications de la structure professionnelle.

Vrai, la mobilité structurelle c’est la part de la mobilité qui s’explique par les changements de la structure de la population active.

Sur 100 actifs, 40 occupent une position sociale différente de celle de leurs parents.

Faux, ici la mobilité structurelle est rapportée à la mobilité totale et non à partir du nombre total d’actifs.

Sur 100 actifs, 40 n’ont pas réellement changé de catégorie sociale.

Faux, la mobilité structurelle désigne la part de la mobilité sociale qui s’explique par les évolutions de la structure socioprofessionnelle.

La mobilité nette est de 40% puisque mobilité nette et mobilité structurelle sont synonymes.

Faux, la mobilité nette, c’est précisément la part de la mobilité qui ne s’explique pas par les évolutions de la structure professionnelle.

La mobilité totale est composée de la mobilité nette et de la mobilité structurelle.

Question 3

Au cours du XXe siècle, on a assisté à une massification de l'accès à la scolarité. Quels ont été les effets de cette massification sur la mobilité ?

Elle a permis d’augmenter considérablement la mobilité car la société française est méritocratique et récompense ceux qui fournissent des efforts.

Faux, même si l’école française se veut méritocratique, on remarque que les enfants issus des milieux favorisés, qui ont hérité de leurs parents de davantage de capitaux, réussissent mieux à l’école et s’insèrent plus facilement sur le marché du travail.

Elle a permis d’augmenter considérablement la mobilité car tous les enfants reçoivent la même éducation et arrivent donc sur le marché du travail avec les mêmes atouts.

Faux, même si l’école française se veut méritocratique, on remarque que les enfants issus des milieux favorisés, qui ont hérité de leurs parents de davantage de capitaux, réussissent mieux à l’école et s’insèrent plus facilement sur le marché du travail.

Elle n’a pas du tout permis d’augmenter la mobilité sociale.

Faux, le développement de l’emploi qualifié dans les années 1950-1960 a permis aux générations d’après guerre de tirer profit de la massification de l’école, ce n’est qu’à partir des années 1970 que les diplômes ont cessé d’être un véritable vecteur de mobilité sociale.

Elle n’a réellement permis d’augmenter la mobilité que de manière momentanée.

Vrai, la massification scolaire s’est faite dans un contexte économique favorable qui a permis la mobilité sociale mais avec la dégradation de la conjoncture économique, les diplômes perdent de leur valeur et ce sont les enfants de milieux favorisés qui parviennent le mieux à valoriser leur diplôme sur le marché du travail.

Pour répondre à cette question, il faut que tu penses à l’importance du capital social.

Question 4

Pourquoi, selon Bourdieu, l'école ne permet-elle pas réellement la mobilité sociale ?

Parce que la culture qu’elle diffuse est proche de celle des milieux sociaux les plus favorisés qui ont donc davantage de chance d’ y réussir.

Vrai, ce sont notamment les différences de capitaux culturels entre les différents milieux sociaux qui expliqueraient les inégalités scolaires.

Parce que les familles ont des stratégies scolaires différentes en fonction du milieu social et qu’elles font un calcul coût/avantage pour déterminer l’investissement scolaire.

Faux, il s’agit ici de la théorie du sociologue R. Boudon.

Parce qu’on assiste aujourd’hui à une certaine ségrégation scolaire : les familles choisissent de « bons » établissement pour favoriser la réussite de leurs enfants.

Faux, ces stratégies de choix des établissements existent bien mais ce n’est pas ce que Bourdieu et Passeron avaient mis en évidence.

Parce que des diplômes élevés ne garantissent pas forcément une situation plus favorable que celle des parents.

Faux, il s’agit ici du phénomène mis en évidence dans le Paradoxe d’Anderson.

Bourdieu et Passeron ont montré qu’en dépit du phénomène de massification, l’école valorise toujours un certain capital culturel qui est inégalement réparti dans la population.

Question 5

Qu'est-ce que la fluidité sociale ?

La même chose que la mobilité observée.

Faux, la mobilité observée, c’est la mobilité brute, c'est-à-dire la proportion d’individus qui ont effectivement changé de position sociale par rapport à celle de leurs parents.

La même chose que la mobilité structurelle.

Faux, la mobilité structurelle c’est la part de la mobilité qui s’explique par les changements de la structure sociale.

La même chose que la mobilité intragénérationnelle.

Faux, la mobilité intragénérationnelle c’est le changement de statut d’un individu au cours de sa vie active.

Aucune de ces propositions.

Vrai, la fluidité sociale c’est l’assouplissement ou la disparition du lien entre l’origine et la position sociale, elle mesure donc une situation d’indépendance statistique.

La mobilité sociale se mesure avec des odds ratios qui sont des rapports de chances relatives.