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Les différentes libertés en France

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I. Définition de liberté

 

Définition de la liberté dans le cadre très précis de l'État de droit.

Liberté : capacité d'agir comme bon nous semble. Si on ne nuit pas à autrui et si on respecte l'ordre public, la liberté existe. La liberté totale est appelée l'anarchie, mais dans un état de droit comme la France, cette liberté n'est pas totale, elle est encadrée. La liberté est nécessairement encadrée et contrôlée par la loi et elle fait vivre la démocratie.

En France, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipule dans le premier article : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». L’année 1789 est une date importante pour la naissance des libertés en France.

 

II. Libertés collectives

 

- La possibilité de se regrouper en association : la loi de 1901 explique ce qu'est une association (des personnes qui se regroupent pour des raisons non lucratives). Exemple de l'association Les Restos du Cœur, financée par l'État, mais également par des dons de particuliers. Cette association a une visée humanitaire puisqu’elle aide des personnes dans le besoin en leur distribuant de la nourriture, en fournissant des logement aux sans-abri ou encore en essayant de les insérer dans la société.

- La liberté de se syndiquer : pouvoir appartenir à un syndicat pour défendre les droits des travailleurs. Il y a plusieurs revendications possibles comme les revalorisations salariales, le temps de travail. On peut également porter plainte aux prud'hommes avec l'aide des syndicats. Il existe différents syndicats en France : FO, la CGT, la CFDT, etc.

- La liberté de manifester : pouvoir exprimer son point de vue dans un cadre public. Les organisateurs doivent faire une demande en préfecture pour préciser le déroulement de la manifestation, le lieu d'arrivée et le point de départ ainsi que les horaires. Les manifestations sont nécessairement encadrées par des forces de sécurité.

 

III. Libertés individuelles

 

- La liberté d'expression : pouvoir s’exprimer de manière libre et dire ce que l’on pense. La parole est tout de même contrôlée par la loi. Par exemple, la loi Gayssot de 1990 interdit les propos antisémites et les condamne. La liberté d'expression n'est donc pas totale.

- La liberté de parole : elle est nécessairement encadrée. Par exemple, une classe avec un professeur en face des élèves : ceux-ci peuvent parler, mais il y a un contrôle (lever le doigt avant d'être interrogé). Cela est nécessaire pour une bonne gestion du groupe et pour que le professeur puisse écouter tout le monde.

- La liberté de déplacement : aujourd'hui, en France, on peut aller d'un point A à un point B sans être contrôlé. Néanmoins, les arrêtés préfectoraux peuvent interdir de se déplacer s’il y a un risque à l'ordre public (par exemple, pour des matchs de football où on interdit à des supporteurs d'aller dans le stade adverse car on pense qu'il peut y avoir des troubles à l'ordre public).

- La liberté de pensée et la liberté d'opinion.

 

IV. Libertés politiques

 

Les libertés politiques ont été longues à se mettre en place, tout le monde n'a pas voté au même moment. En 1789, ce sont des hommes qui votent à main levée. Par exemple, lors du serment du Jeu de Paume, les députés jurent de ne jamais se séparer avant la mise en place d'une constitution et votent à main levée. Les hommes peuvent voter mais ils doivent payer l'impôt qu’on appelle le cens.

En 1848, c'est l'apparition du suffrage universel direct masculin. On ne paie plus l'impôt du cens, mais ce sont encore seulement les hommes qui peuvent voter. Il n'y a pas encore d’isoloir et il faut avoir une carte d'électeur.

Aujourd'hui, la grande transformation par rapport à cette liberté de voter, c'est que les femmes peuvent également voter, depuis 1944, et il y a a le bulletin secret. Quand on est dans le bureau de vote, on présente la carte d'électeur et on est au secret, c'est-à-dire qu’on est dans un isoloir. On est totalement libre de voter pour qui on veut.