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LA VERSIFICATION

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Rythme du vers

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Les procédés suivants servent à mettre un mot ou un groupe de mots en valeur en lui conférant une place à part.

 

Césure / hémistiche

 

« Je travaille dur, car j’aime énormément ça » = 12 syllabes. On appelle césure, la coupure au milieu du vers, après la sixième syllabe (après « car »). Cette césure divise le vers en deux hémistiches.

 

Enjambement

 

Il s’agit d’un long prolongement du sens de la phrase au-delà du vers. Exemple :

« Je travaille dur, car j’aime énormément

Le français et surtout la poésie classique »

Le premier vers est prolongé longuement par le deuxième vers qui constitue la fin de la phrase.

 

Rejet

 

Il s’agit d’un petit prolongement du sens de la phrase au-delà du vers. Exemple :

« Je travaille dur, car j’aime énormément

Le français. Et pourtant, ce n’est pas évident »

La fin du premier vers est située au début du second vers, c’est la partie « Le français » qu’on appelle le rejet, partie qui est donc mise en valeur par l’auteur.

 

Contre-rejet

 

Il s’agit de l’anticipation de la phrase au vers précédent. Il s’agit du contraire du rejet. Exemple :

« Je travaille dur, car ça me plaît. Et pourtant

Ce n’est pas tous les jours évident de bosser »

La première phrase se termine avant la fin du premier vers. La deuxième phrase commence à la fin du premier vers et continue sur tout le deuxième vers. La partie « Et pourtant » est donc le contre-rejet, mis en avant par l’auteur.