Première > Français > Résumés d'œuvres (lectures cursives) > Théâtre

THÉÂTRE

Accède gratuitement à cette vidéo pendant 7 jours

Profite de ce cours et de tout le programme de ta classe avec l'essai gratuit de 7 jours !

Démarrer l'essai gratuit

Huis clos, Sartre - Oral

Permalien

Télécharger la fiche de cours Les téléchargements sont réservés uniquements aux abonnés

Questions pour l’oral

 

À quel mouvement littéraire se rattache ce texte ?

Huis clos ne se rattache pas clairement à un mouvement littéraire car Sartre a sa propre manière d’aborder le théâtre et la littérature. Il s’agit du théâtre qui se place dans la lignée de l’existentialisme, courant forgé par Sartre (ce qu’on fait dans la vie crée notre identité). Huis clos est existentialiste car elle manifeste certains traits de cette école philosophique. On pourrait aussi dire que Huis clos serait du théâtre engagé car Sartre est un auteur engagé, or ce n’est pas une pièce politique. Cette réponse serait juste sur le plan de Sartre en personne et fausse par rapport à ce qu’est le texte.

 

Comment comprendre le titre de l’œuvre ?

Il y a une dimension d’étymologie car « huis » n’est pas un terme très couramment utilisé. Originellement « huis » signifie la porte comme dans le terme proche de « huisserie ». Huis clos signifie donc une pièce dont les ouvertures sont fermées. C’est le cas dans la pièce, c’est un huis clos car les personnages sont enfermés. Un certain nombre de pièces de théâtre ou de films policiers sont aussi des huis clos dans le sens où tout se passe entre plusieurs personnages enfermés dans un lieu et contraints d’y rester ensemble. C’est une vieille tradition littéraire, devenue un genre en soi : on parle d’un huis clos comme étant une pièce, un film, un livre dans lequel les personnages sont enfermés et la tension qui se joue entre eux est psychologique. Le titre peut donc être compris à deux niveau : comme représentant la situation des personnages et comme désignant un genre de fiction.

 

Quel lien pouvez-vous faire entre l’intrigue et l’existentialisme ?

Le lien entre cette intrigue et l’existentialisme n’est pas forcément explicite mais il peut être compris de la façon suivante : dans cette pièce on est en enfer et l’enfer est constitué des relations entre les personnages, la manière dont ils interagissent. Cet enfer, banal en apparence, est le produit de leur relation : une torture psychologique. Cela illustre l’existentialisme qui veut que « on est ce qu’on fait » : on est le produit de nos actions. L’enfer est le produit des actions des personnages.

 

Dans quelles circonstances historiques Sartre écrit-il cette pièce ?

En 1944, c’est la Seconde Guerre mondiale, ce qui explique que la pièce a à la fois marqué les esprits car elle a été représentée à un moment compliqué pour avoir accès au théâtre et n’a pas été si connue car il y avait d’autres sujets d’actualité plus importants. Le propos de Sartre de faire une pièce comique sur l’enfer était décalé par rapport aux circonstances historiques dramatiques et urgentes sur le plan politique. Cette guerre se reflète très peu dans la pièce elle-même, ce qui peut paraître étonnant d’un auteur habituellement engagé.

 

Pouvez-vous commenter la citation « L’enfer, c’est les autres » ?

Citation la plus connue de la pièce et même avec laquelle on réduit la pièce. Elle signifie que l’enfer c’est la manière dont les gens se comportent les uns avec les autres. Ce n’est pas autre chose qu’une dimension psychologique pouvant se traduire en angoisse, ressentiment, haine ou autres sentiments négatifs. C’est un enfer qui est produit par les individus eux-mêmes, qui ne leur est pas imposé.

On pourrait se poser la question, en quoi Sartre a raison : est-ce que l’enfer c’est vraiment les autres ? Ou est-ce que dans la relation aux autres, il y a toujours un peu de ce qu’on met soi : est-ce que l’enfer n’est pas plutôt notre rapport à nous aux autres. Les autres étant quelque chose d’extérieur, que nous subissons de la même manière que dans l’enfer physique des religions.