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POÉSIE

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Capitale de la douleur, Éluard - Oral

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I. Question sur l’ensemble de l’œuvre

 

En quoi la poésie de Paul Éluard est-elle le lieu d’expression de la douleur ?

Au moment où Paul Éluard écrit Capitale de la douleur, il vient de traverser une crise existentielle, qui l’amène à faire un « voyage fuite » en 1924, dont il ne revient pas guéri. De nombreux poèmes du recueil reviennent sur la solitude et la souffrance du poète. D’autre part, ce recueil est dédié à Gala, sa femme depuis 1917.

Éluard, dans la première partie du recueil, décrit dans le poème « Poème », un paradis perdu, le poème étant construit comme une chute. L’amour proche devient l’amour éloigné, le terme de mort apparaît au dernier vers. C’est l’amour qui est mis en échec et révèle la solitude et la souffrance du poète.

Dans le poème « Perspective » la souffrance devient collective, le pronom personnel « ils » renvoie à l’ensemble de l’humanité. Éluard élargit sa souffrance personnelle à une douleur collective et humaine partagée par tous.

À la fin du recueil la souffrance se transforme en une lueur d’espoir dans « Celle de toujours, toute » l’amour est célébré et remis dans un contexte de bonheur, le poète dit qu’il a envie de chanter.

Bien que ce recueil soit placé sous le signe de la douleur, il s’ouvre sur une célébration double : celle de la poésie et de la femme aimée.

 

II. Question sur le poème « La courbe de tes yeux »

 

De quelle manière ce poème fait-il l’éloge de la femme ?

Ce poème est l’avant dernier du recueil, il symbolise une lumière retrouvée et prend le modèle poétique du blason, c’est-à-dire un poème qui fait l’éloge d’une femme à partir d’un détail physique, ici, il s’agit des yeux. Les yeux sont évoqué à travers des métaphores et des images poétiques. La structure de ce poème est circulaire, le dernier vers revient sur le premier vers ce qui amène à la relecture du poème. Le son -ou se répète, excepté dans deux vers. Les sonorités contribuent à créer cette circularité par la répétition. Cette structure crée une sensation d’intimité et d’enlacement qui rappelle l’intimité que le poète entretient avec la femme aimée. La circularité, la forme ronde rappelle les courbes de la planète. Certains mots participent à créer cette structure circulaire « auréole », « astre », qui sont aussi des images religieuses qui donnent un aspect mystique à la femme et la montrent comme une mère créatrice.

Du point de vue du religieux, la femme devient ce qui ne va pas se dépasser, et ce que le poète adore. Éluard dépasse donc le modèle du blason car il ne réduit pas la femme à ses yeux.