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METTERNICH ET LE CONGRÈS DE VIENNE

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La France et la construction de nouveaux États par la guerre et la diplomatie

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I. La situation de l’Europe

 

Lors de l’arrivée au pouvoir de Napoléon III en 1852, le début de l’Empire, l’Europe a été redessinée par le congrès de Vienne de 1815.

 

A. L’héritage du congrès de Vienne (1815)

Le congrès de Vienne règle la situation de l’Europe après les dernières défaites napoléoniennes. Ce congrès va déterminer l’ordre européen pour l’ensemble du XIXe siècle. Ce système est largement inspiré par le chancelier autrichien Metternich, et s’appuie sur l’équilibre des grands souverains européens. En Autriche, en Russie, en Angleterre, ces grands souverains ont le soin d’assurer l’équilibre de l’Europe. Dans l’esprit du congrès de Vienne, la souveraineté des rois est supérieure à la souveraineté des nations. Cependant, ce congrès ne pénalise pas trop la France, pourtant vaincue après Napoléon Ier. La France reste dans une forme d’inexistence diplomatique à laquelle Napoléon III va mettre un terme.

 

B. Le problème des nationalités

Au XIXe siècle, de nombreuses nationalités, de nombreux peuples vivent à l’intérieur d’empires : l’Empire d’Autriche qui devient l’Empire austro-hongrois en 1867, l’Empire de Russie, etc. Ces nations n’ont pas d’État mais le réclament au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, principe popularisé par la Révolution française. En exportant ces principes par la guerre à partir de 1792, la Révolution française a réveillé les sentiments nationaux qui existaient en Europe.

Dans les années 1830, il y a plusieurs insurrections très importantes. En 1830-1831, de la part du peuple polonais qui aspire à redevenir libre entre la Russie et l’Allemagne et à proclamer la naissance de la Pologne. En Belgique et en Grèce, deux insurrections aboutissent en 1832 aux indépendances nationales et suscitent parmi les libéraux européens de grands mouvements de soutien. Le sort de la Grèce a beaucoup inspiré les romantiques européens dont certains, comme le fameux poète Lord Byron, sont même partis se battre pour l’indépendance de la Grèce.

En 1848, qui donne naissance en France à la IIe République, on assiste en Europe à un « Printemps des peuples » : à Vienne, à Milan, à Francfort, à Paris, des insurrections éclatent pour demander des indépendances nationales.

 

C. La France prudente

Face à ces insurrections, la France monarchique de la Restauration reste extrêmement prudente. Les souverains français ne veulent pas fâcher leurs homologues européens et précipiter la France dans la guerre, ce qui provoque de vives tensions avec les républicains. L’opposition républicaine se nourrit de cette inaction de la monarchie face à des mouvements nationaux qui leur paraissent légitimes. 

 

II. Le Second Empire, arbitre en Europe

 

A. Napoléon III reprojette la France à l’extérieur

Les choses semblent changer avec Napoléon III, qui est un Bonaparte. Il comprend bien que la France a encore besoin de victoires diplomatiques et militaires pour flatter l’opinion publique de l’époque. Il reprojette donc la France dans les affaires étrangères en décidant d’un certain nombre d’opérations.

La première guerre dans laquelle la France se réimplique est la guerre de Crimée. Au terme de cette guerre très dure, la bataille de Sébastopol est d’ailleurs l’une des plus grandes boucheries du XIXe siècle, le conflit est réglé lors du congrès de Paris de 1855, lorsque la France retrouve une espèce de capacité diplomatique.

 

B. La question italienne

La grande affaire de Napoléon à cette époque, c’est l’Italie. À cette époque, il s’agit d’un territoire fragmenté en plusieurs principautés, dont celles du Nord sont sous la domination de l’Autriche. Depuis le XIXe siècle, le Risorgimento, « renaissance » en italien, est un mouvement qui aspire à faire de l’Italie un pays uni. La province la plus forte dans cette Italie morcelée est le royaume de Piémont-Sardaigne. Le chef de ce gouvernement, Cavour, cherche un allié en Europe pour réaliser cette unité italienne. Napoléon III s’y prête, d’autant plus qu’à l’entrevue de Plombières de 1858, Napoléon III obtient du royaume de Piémont-Sardaigne la promesse de récupérer Nice et la Savoie pour enfin achever l’unité de la France.  L’aide de la France permettra de parvenir à l’unité italienne, se fera sous l’autorité du royaume de Piémont-Sardaigne et sera effective en 1861. À cette date, l’Italie sera donc un royaume et non une république comme certains révolutionnaires italiens l’auraient souhaité. La France récupère la Savoie et Nice. Le pape n’est pas content, il se trouve prisonnier dans Rome, dans une unification qu’il n’a pas souhaité.

 

C. La Prusse, tombeau du Second Empire

Napoléon III va se lancer dans une aventure désastreuse qui vise à empêcher l’unification allemande, le deuxième grand État morcelé de l’époque, parce que celle-ci se ferait sous l’autorité de la Prusse, or Napoléon III craint la puissance de la Prusse, grande puissance économique depuis 1855.

Le chancelier Bismarck parvient à persuader Napoléon III d’entrer en guerre, la France déclare donc la guerre en 1870 mais c’est un désastre, la France est mal préparée et Napoléon est fait prisonnier après la défaite de Sedan. Cette politique étrangère qui a participé à la notoriété de la France va aussi précipiter sa chute. À partir de 1870, avec l’avènement du nouveau régime, la IIIe République, la France devra faire face à ce nouvel ennemi allemand.