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STAGE - COMMENT UN MARCHÉ ÉQUILIBRÉ MAXIMISE-T-IL LE BIEN ÊTRE DES AGENTS ÉCONOMIQUES ?

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Comment un marché concurrentiel maximise-t-il le bien-être des agents économiques ?

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La toile de fond de ce cours est le marché concurrentiel : un marché qui satisfait à toutes les hypothèses du modèle de la concurrence pure et parfaite. L’hypothèse sous-jacente à cela est que si le consommateur ou le producteur échange sur le marché, c’est qu’il a un intérêt à l’échange.

 

I. Qu’est-ce qu’un gain à l’échange ?

 

Si l’agent économique échange, c’est qu’il a intérêt à le faire. En échangeant, l’agent reçoit une forme de bien-être.

 

A. Pour le consommateur

Le gain à l’échange du consommateur est égal à sa disposition à payer (DAP) moins le prix d’équilibre.

Le prix d’équilibre s’impose à tous les agents : les agents sont price takers.

La disposition à payer est le prix maximal qu’un consommateur est prêt à payer pour s’acheter un bien.

Exemple : le marché du pain avec un prix d’équilibre de 2 €. On a un consommateur numéro 1 prêt à mettre jusqu’à 3 €. Sa disposition à payer est de 3 €. Il réalise un gain à l’échange de 3 € - 2 €, soit 1 €.

Un consommateur plus riche a une disposition à payer de 4 €. Dans ce cas-là, s’il achète du pain au prix d’équilibre de 2 €, il réalise un gain à l’échange de 4 € - 2 €, soit 2 €.

 

B. Pour le producteur

Le raisonnement est quasiment identique pour le producteur. Simplement, la formule change. Le gain à l’échange est le prix d’équilibre moins la disposition à vendre (DAV).

L’objectif d’une entreprise est de proposer un bien au prix le plus faible possible si elle compétitive. Or sur le marché concurrentiel, le prix d’équilibre s’impose.

Exemple : une entreprise est prête à vendre son bien au minimum 1 € et que le prix d’équilibre est de 2 €, en échangeant, on dira que ce producteur réalise un gain à l’échange de 2 € - 1 € soit 1 €.

Une entreprise un peu moins compétitive est prête à vendre jusqu’à minimum 1,5 € et le prix d’équilibre est 2 € alors son gain l’échange est de 50 centimes d’€.

 

II. Quels sont les surplus du consommateur et du producteur ?

 

Si le gain à l’échange a une dimension individuelle, le surplus du consommateur et du producteur a une dimension collective.

Le surplus du consommateur est la somme des gains à l’échange réalisés par tous les consommateurs participant au marché.

Le surplus du producteur est la somme des gains à l’échange réalisés par l’ensemble des producteurs vendant sur le marché.

 

 

Sur un graphique standard avec une courbe de demande décroissante en fonction du prix et une courbe d’offre croissante en fonction du prix, la rencontre entre les deux courbes donne le point d’équilibre.

Si on reprend le marché du pain, le prix d’équilibre est de 2 €. Dans ce cas, toutes les dispositions à payer des consommateurs sont représentées par la courbe de demande.

Exemple : le premier consommateur tout à gauche est prêt à payer 3 €, il réalise un gain à l’échange de 3 € - 2 €, soit 1 €. 

 

Le surplus du consommateur est toute la surface comprise entre la disposition à payer maximale des consommateurs et le prix d’équilibre, soit la surface sous la courbe de demande jusqu’au prix d’équilibre (surface hachurée en vert).

Le surplus du producteur est toute la surface comprise en dessous du prix d’équilibre jusqu’à la disposition à vendre minimale, c’est-à-dire le prix minimal auquel sont prêts à vendre les producteurs (surface hachurée en orange).

Les deux surfaces forment le surplus total. Sur un marché concurrentiel, le surplus total est maximisé, ce qui veut dire qu’on ne peut pas améliorer le bien-être d’un agent sans atténuer le bien-être d’un autre agent : c’est une situation Pareto-optimale.