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STAGE - QUELLES SONT LES PRINCIPALES DÉFAILLANCES DU MARCHÉ ?

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Comment comprendre l'intervention de l'État dans l'économie ?

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La question de l’intervention de l’État dans l’économie fait débat entre différents courants de pensée politique et économique. Tout le monde s’accorde pour reconnaître à l’État la prise en charge des fonctions régaliennes : police, justice et armée. De fait, l’État doit poser un cadre institutionnel car le marché ne peut pas fonctionner sans un cadre institutionnel, notamment des droits de propriétés qui garantissent un minimum de sécurité aux entrepreneurs, notamment à ceux qui innovent.

En dehors de cela, le marché laissé à la seule initiative des agents économiques connaît un certain nombre de défaillances comme les externalités, les inégalités, la concurrence imparfaite, etc., qui rendent nécessaire l’intervention de l’État dans l’économie. Ainsi, quelques soient les courants et les débats politiques, les économistes s’accordent tous pour reconnaître à l’État trois grandes fonctions

 

I. La fonction de stabilisation

 

La première fonction est la fonction de stabilisation. L’État lutte contre les cycles économiques. La vie économique n’est pas un long fleuve tranquille. L’économie connaît des cycles, des périodes de croissance forte et de récession, de dépression puis de reprise, etc.

L’État, par ses interventions économiques, peut essayer de lisser ces cycles en menant des politiques contracycliques. Cela signifie, notamment en période de récession, que l’État essaie d’amortir les chocs que connaît l’économie. La fonction de stabilisation est la fonction la plus contestée puisque certains pensent que l’État est inefficace dans cette fonction.

 

II. La fonction d’allocation

 

La deuxième fonction de l’État est la fonction d’allocation des ressources. L’État lutte contre les défaillances du marché.

Par exemple, lutter contre les externalités, c’est-à-dire les conséquences positives ou négatives de la production ou de la consommation d’un individu sur un ou plusieurs autres agents économiques sans que cela donne lieu à une contrepartie ou un contrat.

L’État lutte contre ces externalités en les internalisant : si ce sont des externalités négatives, on fait payer ceux qui les produisent comme dans le cas de la pollution, si ce sont des externalités positives, on rémunère ceux qui les produisent pour qu’ils en produisent davantage. L’État peut aussi intervenir pour réguler les imperfections de la concurrence. En tout cas, l’État intervient pour allouer les ressources d’une manière optimale.

Une autre manière de le faire revient à produire des biens publics puisque les biens publics ont la double caractéristique d’être non-exclusifs et non-rivaux, c’est-à-dire qu’on ne peut pas empêcher quelqu’un qui ne payerait pas d’en profiter (non-exclusivité) et que le fait qu’une personne l’utilise n’empêche pas tous les autres de l’utiliser (non-rivalité). C’est le cas par exemple de la lumière d’un phare, de la signalisation routière ou encore de l’éclairage public. Ils ne sont pas produits par le marché simplement parce qu’il y a des comportements de passager clandestin. Il faut donc que l’État les produise, sans quoi aucune entreprise privée ne le ferait. Par la fonction d’allocation des ressources, l’État s’assure que toutes les richesses soient correctement produites et allouées.

 

III. La fonction de redistribution

 

La troisième fonction est la fonction de redistribution afin d’assurer la justice sociale. Certains pensent que le marché est le plus efficace pour produire de façon optimale, la quantité maximale, pour assurer finalement le plus gros « gâteau » mais rien n’assure que ce gâteau soit équitablement partagé. Le rôle de l’État est donc de partager équitablement les quantités produites : c’est la fonction de redistribution par laquelle l’État prélève à ceux qui ont un peu plus pour redonner à ceux qui ont moins afin d’assurer un minimum de justice sociale.

Cela peut se faire deux manières : soit en versant directement sous forme monétaire des prestations sociales à ceux qui en ont besoin, soit en garantissant des services publics pour que tous aient un accès égal à des services fondamentaux comme l’école et la santé.