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STAGE - LES DIFFÉRENTES FORMES DE SOLIDARITÉ

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Les différentes formes de solidarité

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Au sein de la société, il y a différentes interactions entre les individus. Ces individus sont unis par différents liens sociaux, familiaux, professionnels, etc. Il y a aussi de la solidarité qui peut se définir comme étant le sentiment de responsabilité de dépendance réciproque au sein d’un groupe d’individus. Or, une société connaît des mutations. Au sein des sociétés modernes, voire post-modernes, ces mutations ont-elles un impact sur la solidarité ?

 

I. Les conséquences des mutations de la société

 

Les sociétés actuelles connaissent un processus d’individualisation. Il peut se définir comme étant le processus de développement de l’autonomie relative de l’individu en société. Autrement dit, l’action de l’individu dépendrait moins des normes établies par la société. Il aurait davantage de capacité d’action et de marges de manœuvre, plus d’autonomie.

On peut donner l’exemple du rapport du citoyen à la politique. On pourra dire qu’il s’intéresserait moins à la chose publique. Cela est marqué à travers la baisse de la pratique politique conventionnelle, le vote. Il y a un désengagement politique à travers une abstention grandissante pour la plupart des élections. Il y a une baisse du taux de syndicalisation et une faible partie de la population est encartée dans un parti ou milite au sein d’organisations politiques.

Cette mutation ne remet pas en cause toutes les formes de solidarité. Les études montrent que les solidarités familiales sont extrêmement fortes, sous forme de soutien financier, de soutien affectif.

 

II. Une solidarité propre à chaque type de société

 

Le concept de solidarité est plus complexe à comprendre. A cet égard, Émile Durkheim, le fondateur de la sociologie, a forgé des types de solidarités propres à chaque type de société :

 

Les sociétés traditionnelles 

La solidarité y est mécanique. Dans ce type de société, la conscience collective l’emporte sur la conscience individuelle. Les individus ont peu de marge de manœuvre. Émile Durkheim dit que l’individu ne s’appartient pas. Le poids des rites et des traditions, de la religion, est extrêmement important et guide l’action des individus. Le droit est répressif et la division du travail social est faible. Les individus occupent les mêmes emplois, ils sont substituables. Les individus sont similaires, ils se ressemblent et c’est là qu’ils sont solidaires. En appartenant au groupe, ils s’intègrent en société.

 

Les sociétés modernes 

Dans la France actuelle, la conscience individuelle l’emporte sur la conscience collective. L’individu s’émancipe, du fait du développement de l’individualisme. Le poids de la religion ou d’autres normes et rites traditionnels est évidemment dominant. La division du travail social est plus forte : les individus occupent des métiers qui ne se ressemblent pas. Ils sont complémentaires, interdépendants. Le droit est restitutif. La société s’affirme parce que les individus sont interdépendants.

 

Si on compare société traditionnelle et société moderne, il y a transformation de la solidarité et non pas disparition.