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VARIATION GÉNÉTIQUE BACTÉRIENNE ET RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES

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Variation génétique bactérienne et résistance aux antibiotiques

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Soit une bactérie de forme bacille avec son chromosome, un chromosome étant fait d’ADN, un morceau d’ADN est un gène, et un gène code pour une protéine. On retrouve, à un endroit du chromosome, le gêne qui code la transpeptidase dont le rôle est de lier les peptidoglycanes pour former la paroi. La pénicilline entre en compétition avec les peptidoglycanes sur un des sites actifs de la transpeptidase et empêche la synthèse de la paroi.

Or, un gène est une séquence ordonnée de nucléotides, et le hasard au cours du temps induit des mutations, des changements ponctuels dans la séquence des nucléotides de ce gène, ce qui donne de nouveaux allèles. Il peut arriver que le gène qui code la transpeptidase mute. Ainsi la protéine qui résulte de ce gène muté va changer sa conformation. On peut l’appeler transpeptidase « mutée », « mutée » entre guillemets car la mutation est un terme spécifique au gène.

NB : protéine « mutée » est maladroit d’un point de vue scientifique, c’est la conséquence d’un gène muté.

Néanmoins, si le hasard fait que ce gène mute, il peut y avoir une transpeptidase qui fonctionne encore avec les peptidoglycanes, avec une complémentarité entre celles-ci et le site actif de l’enzyme, mais empêchant la pénicilline de se poser. Si bien que la transpeptidase récupère ces deux peptidoglycanes, forment une liaison et devient résistante à la pénicilline.

On retrouve dans la nature une autre mutation possible. Certaines bactéries synthétisent via un gène, une partie de l’ADN, une enzyme appelée β-lactamase. Cette enzyme va avoir la pénicilline comme substrat et être capable de la détruire. Cette enzyme « mange » ou détruit la pénicilline qui ne peut plus agir.

 

Conclusion

Il y a donc plusieurs façons pour une bactérie, par le biais d’une mutation, d’être résistante aux antibiotiques : transpeptidase changeante ou bêtalactamase fonctionnelle.