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STAGE - LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

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Les conséquences de la Révolution française

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Lors de la Révolution, les idées des Lumières sont appliquées dans la société française. Quelles sont les conséquences de la Révolution ?

 

I. Une nouvelle façon de gouverner : de la monarchie à l’Empire

 

Avant la Révolution, le roi Louis XVI règne sans partage : le régime politique est une monarchie absolue de droit divin. Le roi possède tous les pouvoir et une autorité suprême qui lui vient de Dieu.

Ce que les philosophes des Lumières veulent et ce qui commence avec le serment du Jeu de paume de 1789, c’est l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. En effet, les députés qui se réunissent dans la salle du Jeu de paume souhaitent encadrer le pouvoir du roi grâce à une constitution. Dans la Constitution de 1791, le roi n’a plus qu’un seul pouvoir : le pouvoir exécutif. C’est l’application d’une idée des philosophes des lumières, qui souhaitent une séparation des trois pouvoirs.

Mais cette nouvelle monarchie constitutionnelle ne dure pas : Louis XVI, après sa tentative de fuite en Autriche, est considéré comme un traître. Il est retrouvé à Varennes et est guillotiné en 1793.

Avant son exécution, en septembre 1792, un nouveau régime politique voit le jour : la République. L’homme « fort » de cette période est Robespierre. Le roi n’a alors plus aucun pouvoir tandis que les citoyens en ont beaucoup plus. Cette République perdure jusqu’en décembre 1804, lorsque Napoléon 1er est sacré empereur à Notre-Dame de Paris. La République cède alors la place à l’Empire. C’est une période où les régimes politiques se transforment et se succèdent.

 

II. La fin de la société des trois ordres et des privilèges

 

Les trois ordres avant la Révolution étaient le clergé (c’est-à-dire les hommes religieux) et la noblesse, qui peut être « d’épée » ou « de robe » (les avocats, par exemple, font partie de cette dernière catégorie). Ces deux ordres représentent 2 à 3% de la population française. Le reste de la population constitue le tiers état. Ses membres n’ont pas de privilèges : il y a une inégalité entre le tiers état et les deux autres ordres.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 donne une nouvelle place au tiers état. Les libertés individuelles affirmées dans cette déclaration doivent être garanties de la même façon pour tous les citoyens. Mais le clergé et la noblesse ne perdent pas pour autant leurs privilèges (qui sont multiples, les plus importants étant des privilèges fiscaux). Ils abandonnent leurs privilèges le 4 août 1789, par peur du tiers état qui se révolte dans les campagnes ou à Paris avec la prise de la Bastille. Le clergé et la noblesse choisissent alors de renoncer à leurs privilèges.

 

III. Une transformation économique

 

La transformation économique est menée par Napoléon qui crée une nouvelle monnaie : le franc germinal. Dans le sillage de cette nouvelle monnaie, on crée également des nouvelles unités de poids et de mesure qui sont utiles à l’économie française car elles facilitent le commerce : les marchands peuvent mieux calculer les distances, ou le poids et la taille de leurs marchandises (et donc leurs prix).

Ces transformations favorisent l’unité économique de la France. La position économique du gouvernement est également plus libérale qu’avant : les corporations de métiers, par exemple, possèdent plus de libertés.