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LES LUMIÈRES ET LE DÉVELOPPEMENT DES SCIENCES

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Les Lumières et le développement des sciences

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I. La révolution scientifique au XVIIe siècle

 

A. L’influence des humanistes

Les humanistes invitent l’homme à développer ses capacités intellectuelles pour s’épanouir. Ils encouragent aussi la diffusion des ouvrages scientifiques de l’Antiquité grâce à l’imprimerie, mais cherchent à les dépasser et à actualiser ces connaissances.

 

B. De nouvelles méthodes

Les scientifiques au XVIIe siècle utilisent de nouvelles méthodes. René Descartes dans le Discours de la méthode, en 1637, invite à utiliser les mathématiques dans le raisonnement scientifique. Ce recours aux mathématiques est d’ailleurs l’une des principales caractéristiques des sciences au XVIIe siècle. Enfin, il y a de nouvelles méthodes comme l’expérimentation. Pour qu’un fait soit considéré comme scientifique, il faut qu’il ait été prouvé.

 

C. Le renouvellement des savoirs

Avec la révolution scientifique du XVIIe siècle, on assiste à un renouvellement des savoirs, à l’image du planisphère de Mercator ou de la théorie sur l’héliocentrisme. Depuis l’Antiquité ainsi que dans la Bible, les hommes sont persuadés que le soleil tourne autour de la Terre. Copernic, lui, affirme que la Terre tourne autour du Soleil (héliocentrisme). Cette théorie est ensuite validée par Galilée, grâce à l’utilisation des mathématiques et de la lunette astronomique. Les progrès touchent de nombreux domaines. On peut évoquer notamment la loi sur la gravitation universelle théorisée par Newton. Cependant, cette diffusion des sciences et des techniques se heurtent à des oppositions, en particulier de la part des autorités ecclésiastiques. L’Église censure Copernic et condamne Galilée.

 

II. La diffusion des sciences et des techniques au XVIIIe siècle

 

A. L’essor des sciences

Les sciences se constituent désormais en disciplines spécialisées. Dans les sciences du vivant, un effort important est fourni pour classifier et hiérarchiser les espèces vivantes avec l’œuvre de Buffon. Des progrès notables sont réalisés dans le domaine de l’électricité avec les expériences de Benjamin Franklin sur la foudre.

Mais les sciences du XVIIIe siècle se préoccupent aussi d’expliquer la société humaine. Ainsi, les physiocrates élaborent l’une des premières théories économiques. Les sciences au XVIIIe siècle connaissent une diffusion très importante. Tout d’abord les scientifiques échangent entre eux. Ils se réunissent au sein des Académies des sciences et les sociétés savantes se multiplient. La science est aussi au cœur des sujets de discussion dans les salons mondains. Cette communauté de scientifiques est appelée la République des sciences. Les femmes jouent un grand rôle dans la diffusion des sciences. C’est notamment le cas d’Émilie du Châtelet. Cependant, leur rôle est moins considéré que celui des hommes.

 

B. La réception des progrès scientifiques

Le public se passionne pour ces découvertes scientifiques. Lors du premier vol des frères Montgolfier au-dessus de Paris, la foule est nombreuse pour venir voir cet exploit.

La publication de L’Encyclopédie est un exemple révélateur de la diffusion des sciences au XVIIIe siècle. De 1751 à 1772, Diderot et d’Alembert se donnent pour objectif de mettre à la disposition du plus grand nombre de personnes l’ensemble des connaissances disponibles sur Terre. Cependant, une fois de plus, ces progrès rencontrent des oppositions. Le roi de France censure d’ailleurs L’Encyclopédie.

 

C. Le développement des techniques

Les philosophes ont beaucoup valorisé les arts techniques pour leur utilité. Les écoles d’ingénieurs se multiplient. On assiste à une véritable émulation. Parmi les nombreuses innovations de ce siècle, la machine à vapeur de Thomas Newcomen en 1712 permet d’extraire l’eau des mines

 

Conclusion

 

Ainsi, tout au long du XVIIe et du XVIIIe siècle, les sciences et les techniques se développent et connaissent un essor impressionnant. À la fin du XVIIIe siècle, elles ont d’ailleurs des applications concrètes dans le domaine de la production des biens matériels.