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LE CIRCUIT DE LA RÉCOMPENSE

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Le circuit de la récompense humain

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Le circuit de la récompense est un ensemble de zones dans le cerveau qui sont impliquées dans des sensations agréables suite à des actions ou des interactions de notre environnement. Ce circuit de la récompense a d’abord été défini expérimentalement chez le rat. On applique alors ces théories à l’humain en utilisant une coupe sagittale de cerveau humain, qui va de l’avant à gauche à l’arrière à droite. On voit ici un cerveau comme si on l’avait coupé en deux en passant par le nez.

 

 

I. Les zones impliquées dans le circuit de la récompense

 

Une des zones principales à connaître est l’aire tegmentale ventrale qui se situe dans le tronc cérébral à l’arrière du cerveau. Cette zone agit de façon assez directe sur le noyau accumbens qui se situe en plein cœur du cerveau et également sur le cortex préfrontal. Enfin, les zones en jaune peuvent être qualifiées de secondaires mais ont aussi un rôle dans le circuit de la récompense :

- l’hippocampe est impliqué dans la mémorisation de ces sensations agréables ;

- l’amygdale est impliquée dans la décision, le ressenti du caractère plaisant ou non des expériences ;

- l’hypothalamus, qui a de nombreuses fonctions dans notre organisme, est lié ici à la genèse des comportements, par exemple le comportement de répétition lorsqu’on ressent une sensation agréable.

 

II. Le fonctionnement du circuit de la récompense

 

Au niveau du fonctionnement, l’aire principale est l’aire tegmentale ventrale. Elle réagit d’abord aux stimulations extérieures qui déclenchent une sensation agréable (c’est le cas de la nourriture ou de l’activité sexuelle) puis elle vient stimuler via un neurotransmetteur (molécule chimique particulière) plusieurs des autres zones. Tout d’abord, elle a une action directe sur le noyau accumbens qu’elle stimule par un neurotransmetteur particulier : la dopamine. L’aire tegmentale centrale stimule également le cortex préfrontal ainsi que l’amygdale. Elle est donc responsable de l’activation secondaire du reste du circuit de la récompense.

Secondairement, d’autres neurones sont aussi impliqués. Le cortex préfrontal vient stimuler le noyau accumbens mais aussi l’amygdale. Les zones peuvent également communiquer entre-elles (de l’amygdale vers l’hypothalamus ; de l’hypothalamus vers l’aire tegmentale ventrale). On a donc ici de façon simplifiée le circuit de la récompense qui a une influence majeure sur le système de décision qui influence notre comportement. Il existe également un circuit de punition qui fait appel à d’autres neurotransmetteurs et à d’autres zones du cerveau mais il peut aussi influencer le fonctionnement du circuit de la récompense. Ces deux circuits peuvent donc interagir dans notre prise de décision.

En haut de la coupe est représenté le cortex, très développé chez l’homme, et qui a une influence supérieure sur l’ensemble de ces zones dans le circuit de la récompense et de la punition. L’influence corticale est bien supérieure chez l’homme que chez n’importe quelle autre espèce, par exemple par rapport au rat.

 

III. Une stimulation principale : le comportement sexuel

 

On peut étudier une des stimulations principales du circuit de la récompense humain qui est lié au comportement sexuel humain. Ce comportement est très différent chez l’homme que chez n’importe quelle autre espèce. En effet, il y a chez l’espèce humaine une dissociation entre sexualité et reproduction ce qui n’est pas ou peu le cas chez d’autres espèces.

De plus, il y a chez l’espèce humaine une faible dépendance du comportement sexuel par rapport aux hormones. Les hormones sexuelles féminines influencent peu, voire pas, le comportement sexuel. En revanche, chez l'homme, les hormones masculines comme la testostérone ont une influence (même si elle est réduite) sur le comportement sexuel. Attention : l’hormone sexuelle testostérone est principalement produite chez les hommes mais est également produite en petite quantité chez la femme et a une influence sur son comportement sexuel. Néanmoins, les comportements sexuels humains ont une faible dépendance hormonale. Cependant, il y a une forte influence du circuit de la récompense qui amène des sensations agréables influençant le comportement sexuel. Il faut aussi ajouter la composante psychologique chez tous les individus et un certain facteur affectif (relations), cognitif (enfance, apprentissages, expériences) et culturel sur ce comportement.

 

Conclusion : Le comportement sexuel dans l’espèce humaine est donc par certains points comparable avec celui d’autres espèces mais aussi très différent et beaucoup plus complexe. Cette complexité fait l’originalité de notre espèce par rapport aux autres. Elle fait aussi l’originalité de chaque individu avec un comportement sexuel propre. Enfin, elle repose sur le fait que la recherche de désir et de plaisir ont à la fois une composante biologique et physiologique et aussi des facteurs affectifs et psychologiques très forts.