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LA MAÎTRISE DE LA PROCRÉATION

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L'aide médicale à la procréation

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Un certain nombre de techniques médicales s’adressent aux couples qui ne parviennent pas à avoir d’enfants et qui cherchent donc une grossesse. En France, de par la loi, l’aide médicale à la procréation est réservée uniquement aux couples hétérosexuels, on se concentre ici sur ce cas.

 

I. Recherche de la cause du problème de fertilité

 

Lorsqu’un couple souffre d’infertilité (baisse ou problème de fertilité momentané ou durable) voire même de stérilité (impossibilité à produire de gamète ou à obtenir des enfants), par des études médicales, on peut rechercher la cause de ce problème de fertilité. Cette cause peut être féminine ou masculine, éventuellement les deux individus du couple peuvent avoir un problème de fertilité.

 

A. Chez la femme

- Troubles de l’ovulation : la femme n’ovule pas de façon régulière, si son cycle ne se passe pas de façon classique, ou bien si elle n’ovule pas pendant plusieurs mois, plusieurs années, il peut y avoir des troubles de la production du gamète féminin.

- Obstruction des trompes utérines qui sont parfois bouchées. Cela peut être la conséquence d’une infection sexuellement transmissible comme la chlamydia. Lorsqu’il y a obstruction des trompes, les spermatozoïdes ne peuvent pas avoir accès à l’ovule, il ne peut donc pas y avoir de fécondation ni de grossesse.

 

B. Chez l’homme

Pour chercher à identifier l'infertilité masculine, on étudie le sperme de l’homme et on réalise notamment un spermogramme (une analyse du volume et du contenu du sperme masculin). On considère qu’un spermogramme est anormal lorsqu’il y a trop peu de spermatozoïdes. Chez l’homme en moyenne, dans un éjaculat, on considère qu’il est normal d’avoir à peu près 20 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme. En dessous de 20 millions, le taux est anormal et cela peut être la cause d’un trouble de la stérilité. Les spermatozoïdes peuvent aussi être de forme anormale ou avoir du mal à se déplacer.

 

II. Possibilité de stimulation hormonale féminine

 

Lorsque c’est possible, on essaie de stimuler la femme, par exemple de façon hormonale par des injections d’hormones, afin de l’aider à produire des ovules et en particulier d’en produire plusieurs par cycle afin de les prélever et ensuite de proposer éventuellement une fécondation in vitro.

 

III. Possibilité de fécondation in vitro

 

Étapes du traitement médical de fécondation in vitro :

1. Traitement hormonal pour stimuler les ovaires.

2. Réalisation d'une ponction : à l'aide d'une seringue, on prélève les ovules en espérant qu’il y en ait plusieurs. Cela se fait sous échographie. Les ovules sont ensuite mis en présence de spermatozoïdes.

3. Réalisation de la fécondation, on parle de fécondation in vitro par opposition à fécondation in situ, c’est-à-dire dans le corps de la femme au niveau des trompes utérines. Cette fécondation peut se faire simplement en récoltant d’une part les ovules maternels, d’autre part le sperme paternel, et en les mettant en contact dans un milieu de réaction et en laissant la fécondation se faire d’elle-même.

 

ICSI

 

Ou bien, il peut y avoir une ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde) : on injecte un spermatozoïde de façon directe à l’intérieur d’un ovule (voir ci-dessus). Cette technique est plus invasive, on pique l’ovule pour y faire pénétrer le spermatozoïde. Elle a aussi plus de chances de succès. Dans l’ICSI, on fait une injection directement dans l’ovule, dans la fécondation classique in vitro on laisse les gamètes paternels et maternels réagir ensemble.

On obtient ensuite un certain nombre d’embryons qui vont se développer encore in vitro.

4. Sélection des embryons viables parmi ceux qui se développent.

5. Réinjection par voie vaginale au niveau du col de l’utérus de la femme, en espérant que ces embryons aillent s’insérer dans la paroi de l’utérus (on parle de nid d’insertion) et que cela aboutisse à une grossesse.

 

FIV

 

Le succès n’est pas de 100 %, on n’est jamais sûr d’obtenir une grossesse. Par ailleurs, pour obtenir une grossesse, on injecte plusieurs embryons qui ont été viables à l’issue de la fécondation in vitro. Ces embryons pourront ne pas tous se développer, voire aucun, c'est pourquoi une femme peut ainsi subir plusieurs épisodes de fécondation in vitro et de transfert d’embryons.

On note aussi qu’à cause de ce transfert d’embryons multiples les fécondations in vitro aboutissent souvent à des grossesses multiples, à des jumeaux ou des triplés. Le taux de naissances multiples est plus élevé que lors des grossesses naturelles.