Sixième > Français > Récits de création ; création poétique > Qu'est-ce qu'un mythe ?

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Qu'est-ce qu'un mythe ?

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I. Histoire du mot

 

Le mot de mythe vient du grec mythos qui signifie un « récit imaginaire ». Le mythe est donc avant tout une histoire inventée. Elle sert à expliquer différentes choses. D’abord, elle cherche à expliquer le monde et son origine. Elle sert également à donner du sens à des phénomènes naturels que l’homme ne saurait expliquer. La foudre, l’orage, le tonnerre sont à l’époque de l’Antiquité des phénomènes incompréhensibles pour l’homme, et celui-ci emploie donc son imagination. Enfin, le mythe sert à expliquer les attitudes humaines. Le mythe cherche à trouver la cause de l’orgueil ou de la jalousie par exemple.

 

II. Tradition orale

 

Le mythe s’inscrit dans la tradition orale. Il est transmis par la parole et se propage sur les territoires. Au fur et à mesure de leur voyage dans l’espace, les histoires se transforment. C’est ce qui explique les variations entre des épisodes des mythes, très proches d’une civilisation à une autre, mais pourtant légèrement différents. Par exemple, l’épisode du Déluge dans la Bible se retrouve également dans l’épopée de Gilgamesh, antérieure à la Bible. Ainsi cet épisode existait avant celui de la Bible, mais avec des différences.

 

III. Réflexion sur l’homme et la société

 

Les personnages présents dans les mythes sont des mortels (des hommes et des femmes), des dieux, des déesses, et des demi-dieux. Les mythes n’expliquent pas seulement le monde mais servent également à mettre en place des règles et des interdits, qui organisent le monde autour de nous. Par exemple, le fait d’être juste et d’être modéré est toujours valorisé par les mythes. Au contraire la violence, le crime, l’orgueil, sont toujours punis. Les mythes ainsi disposent des règles de savoir-vivre, règles importantes puisqu’elles assurent l’ordre du monde et puisqu’elles sont dictées par les dieux.

Même les Dieux doivent se soumettre à cet ordre. Dans un épisode de la mythologie grecque, Zeus, pourtant Dieu des dieux, a une maîtresse qui lui demande de jurer sur le Styx (le serment le plus sacré), mais sans lui dire qu’elle sera l’objet de sa promesse. Zeus accepte et s’exécute, mais sa promesse implique la perte de sa maîtresse, sa bien-aimée. Puisqu’il a cependant fait la promesse suprême, Zeus malgré toute sa puissance ne pourra pas trahir sa parole. Cet exemple met ainsi bien en évidence l’importance des règles et des interdits dans le mythe.

 

IV. Le cas particulier de la Bible

 

La Bible s’écrit dans un contexte particulier et nouveau qui est le contexte monothéiste (= un seul dieu) alors que l’on était avant dans un contexte polythéiste (= plusieurs dieux). Finalement, la Bible met fin aux dieux qui incarnaient les forces de la nature : on a dorénavant un Dieu unique, qui a une volonté et un projet pour l’homme. La différence également est que dans la Bible, les relations avec l’homme sont permanentes. Dieu dialogue souvent avec l’homme, lui adresse des commandements, et lui promet une vie meilleure, à ses côtés, si l’homme accepte sa loi.

Dans la Bible ainsi, Dieu entretient une relation personnelle à l’homme, que l’on retrouve dans les trois grandes religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam.