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LE CONTINENT AMÉRICAIN : ENTRE TENSIONS ET INTÉGRATIONS RÉGIONALES

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Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales

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Depuis la Doctrine Monroe de 1823, le continent américain est en quelque sorte la chasse gardée des États-Unis. Il ne faut pas se cantonner aux États-Unis, mais tout de même prendre en compte leur position dominante. Comment les tensions et les intégrations régionales s’expriment-elles dans le continent américain dont les États-Unis sont la puissance dominante (première puissance économique mondiale, hyperpuissance encore à l’heure actuelle) ?

 

I. Des contrastes marqués

Le continent américain est extrêmement hétérogène.

A. Des inégalités socio-économiques

Les deux extrêmités du spectre du développemen sont réprésentées : d’un côté, des pays riches (États-Unis ; Canada) et de l’autre, des États très pauvres aux CaraÏbes, comme Haïti, qui fait partie des PMA (Pays les Moins Avancés), ou sur le continent d’amérique latine, la Bolivie.

B. Des contrastes politiques

Il y a des États libéraux (Mexique, États-Unis) et des États socialistes (Cuba), ou le Venezuela qui se réclament d’une certaine forme de socialisme populiste.

C. Des différences culturelles

Du côté des langues : Amérique anglophone au Nord et Amérique hispanophone ou lusophone au Sud.

Du côté des religions : Amérique plutôt protestante au Nord et plutôt catholique au Sud.

Mais les différences ont tendance à se brouiller, en effet, les États-Unis sont un pays très divers culturellement (forte population hispanique), et l’influence culturelle du Nord se fait aussi sentir dans les pays du Sud.

 

II. Des formes d’intégrations multiples

A. La multiplicité des associations de coopération économique

Il y a beaucoup d’associations économique sur tout le continent, mais les deux plus importantes sont :

- L’ALENA, regroupe Canada, États-Unis, Mexique

- Le MERCOSUR, regroupe Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela

Bien que très efficaces, elles n’atteignent pas le degré d’intégration de l’Union européenne : il n’y a pas de monnaie unique ni de citoyenneté.

B. Une intensification des flux

Les flux intrazones, commerciaux et migratoires (les États-Unis sont une terre d’acceuil pour les migrants), provoquent des recompositions territoriales comme :

- les Twin Cities (villes jumelles que l’on trouve de part et d’autre de la frontière États-Unis/Mexique)

- l’espace que l’on trouve à la fronyière entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine et qui devient quasiment un espace commun aux trois États.

C. Les limites de l’intégration

Sous la présidence de George W. Bush, le projet de la ZLEA (Zone de Libre-Échange Américaine) aurait regroupé tout le continent, mais un certain nombre d’États latino-américains s’y opposent, craignent la domination des États-Unis et forment (à l’initiative du Venezuela et de la Bolivie) l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Amériques), contre-organisation plutôt hostile aux États-Unis.

 

III. Des tensions à différentes échelles

A. Des tensions liées à la domination états-unienne

Les États-Unis sont accusés d’être impérialistes sur le continent qu’ils considèrent un peu comme leur propriété. Exemple : les opérations des forces états-uniennes contre les narco-trafiquants d’Amérique du Sud.

B. Des tensions continentales

Elles ne dépendant pas de la domination états-unienne, mais sont liées aux inégalités sociales qu’on trouve surtout dans les États latino-américains, mais aussi à la délinquance et au narco-trafic (extrêmement important en Amérique du Sud).

C. Des tensions en voie d’apaisement

Il subsiste des lieux de guérillas (les FARC en Colombie). Mais les dictatures d’Amérique Latine ont disparu, c’est un continent qui va vers plus de démocratie. On peut se demander s’il n’y a pas une espèce de « paix américaine », qui, en dépit de l’hostilité de certains États à la domination état-unienne, n’est pas en train de s’installer sur l’ensemble du continent américain.

 

Conclusion : Intégration plus efficace peut-être en supprimant certaines organisations régionales qui sont sur-numéraires, ne servent pas à grand chose, en se concentrant sur les organisations régionales qui sont les plus actives et efficaces ?

Quelles sont les possibilités de rééquilibrage de la puissance sur le continent que pourraient apporter les puissances émergentes ? Par exemple le Brésil qui fait partie des BRICS ou le Mexique, pays émergent très important.