Terminale > Histoire-Géographie > Dynamiques géographiques des grandes aires continentales > Le Sahara : ressources, conflits

LE SAHARA : RESSOURCES, CONFLITS

Accède gratuitement à cette vidéo pendant 7 jours

Profite de ce cours et de tout le programme de ta classe avec l'essai gratuit de 7 jours !

Démarrer l'essai gratuit

Le Sahara : ressources, conflits

Permalien

Télécharger la fiche de cours Les téléchargements sont réservés uniquements aux abonnés

Le Sahara est un désert mais c’est aussi un espace très complexe où les enjeux sont multiples, qui intéresse les populations locales mais aussi les acteurs extérieurs comme les grandes puissances mondiales.

Quels sont les conflits ? ce ne sont pas forcément des guerres ou des conflits armés.

 

I. Un espace contraignant mais disposant de ressources

Géographie classique : le milieu, ses contraintes et ressources.

A. Un espace aride et peu peuplé…

C’est un espace aride aux précipitations faibles. Par conséquent c’est un espace peu peuplé, peuplé en oasis et par des tribus semi-nomades, comme les Touaregs.

C’est un espace qui a été longtemps parcouru par des voies commerciales importantes, avant que l’Atlantique prenne le relais de la Méditerranée comme principal axe de circulation marchand.

B. …politiquement fragmenté…

Les frontières sont héritées de la décolonisation et sont parfois contestées. La logique n’est pas la même selon les États. Selon qu’ils ont un débouché sur la Méditerranée comme les États du Maghreb à l’Ouest et du Machrek à l’Est pour lesquels le Sahara n’est qu’un arrière-pays. Il faut les distinguer des États enclavés comme le Mali et le Niger qui sont beaucoup plus pauvres et qui n’ont pas d’accès à la mer.

C. …riche en ressources

- Présence d’hydrocarbures (pétrole, gaz naturel) : richesses très inégalement réparties puisqu’il y a de grands États pétroliers comme l’Algérie et la Libye et d’autres qui ne le sont pas.

- Présence de phosphates au Maroc et d’uranium au Niger, qui intéressent la société française Areva.

- Présence de nappes aquifères qui rendent possible l’agriculture dans cette zone aride.

 

II. Un espace convoité

Conséquence des ressources : espace convoité par les acteurs locaux et extérieurs.

A. Le rôle des FTN

Areva (devenu Orano) s’intéresse à l’exploitation d’uranium au Niger, Total aux hydrocarbures, etc.

Les sociétés chinoises pratiquent la « diplomatie du cadeau » : en échange de concessions pour exploiter les ressources, les entreprises chinoises s’attachent à développer les infrastructures de la région.

B. La sécurisation par les grandes puissances

Les États-Unis sont très impliqués dans la sécurité de cet espace, la France aussi (notamment au Mali pour éviter la progression des islamistes et aussi pour sécuriser le Niger, pays voisin).

C. La persistance de conflits

Les conflits sont nombreux dans la région. Par exemples :

- Le conflit du Sahara occidental est très ancien entre le Maroc et la Mauritanie.

- Le conflit entre le Soudan et le Sud-Soudan, où les enjeux pétroliers sont de surcroît très présents.

- Le peuple semi-nomade touareg conteste l’enfermement dans des frontières qu’ils ne reconnaissent pas.

 

III. Une zone grise de la mondialisation

Zone qui n’est pas sous contrôle et qui est souvent à la limite de la légalité.

A. Un espace traversé par des flux migratoires

Les flux migratoires amènent des populations de l’Afrique centrale vers le nord de l’Afrique au Maghreb ou ensuite vers l’Europe. Ce sont des flux migratoires peu contrôlés et illicites.

B. Une base arrière du terrorisme international

Le Sahara est devenu, de façon assez récente, une base importante du terrorisme islamique. Il appartient à « l’arc des crises » qui se prolonge jusqu’au Moyen-Orient, avec l’activité de l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique).

C. Des flux illicites

Des flux de drogue, d’armes et de contre-bande animent l’ensemble de la région.

 

Conclusion : Pour que le Sahara soit un espace qui se développe mieux, de façon plus durable et équitable : il faudrait lutter davantage contre le terrorisme, contre les flux illicites. Mais aussi contre des problèmes plus structurels liés au type d’État concerné : lutte contre la corruption des dirigeants, contre les économies de rente qui investissent peu dans les infrastructures. Autant de problèmes qui devraient être réglés pour faire du Sahara un véritable espace de développement.