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GYMNASTIQUE INTELLECTUELLE

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L'organisation d'une partie

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On envisage une difficulté spécifique : l’organisation d’une partie. On est toujours brouillon. On va rentrer dans un plan détaillé et voir dans chaque partie quel est le contenu d’une partie et comment il s’organise.

 

I. Qu’est-ce qu’une partie de dissertation ?

 

Une partie de dissertation forme une unité parce qu’elle défend une thèse particulière par rapport à un sujet donné. C’est bien le cas dans le sujet « Peut-on reprocher à une œuvre d’art de ne rien vouloir dire ? », avec la première partie « On ne peut reprocher à une œuvre d’art de ne rien vouloir dire puisqu’elle ne se manifeste précisément pas sous la forme d’un discours. » On a bien une thèse, une unité dans la partie. C’est une manière de défendre une thèse particulière par rapport à un sujet donné. Voilà ce qui constitue une partie à part entière. Une partie est organisée entre deux et quatre paragraphes

 

II. Ce qui constitue un paragraphe

 

C’est important de distinguer différents paragraphes dans une partie, pour qu’on n’ait pas des blocs énormes. Ce qui peut constituer un paragraphe peut être au moins trois choses :

- D’abord l’analyse d’un concept, et dans l’exemple précédent, il va falloir réfléchir au problème du « dire » et du « discours ». On analyse spécifiquement un concept particulier. On montre dans l’exemple que la spécificité de l’art réside précisément dans le fait qu’il n’est pas langage, qu’il ne consiste pas en un énoncé comme le langage le permet. Il consiste à montrer, à exposer, à faire sentir et non pas dire quelque chose.

- Ensuite, exposer une doctrine, c’est-à-dire se référer à tel ou tel philosophe pour démontrer comment il fait, quels sont les concepts qu’il utilise pour faire entendre quelque chose.

- Troisième possibilité pour constituer un paragraphe à part entière, analyser un exemple. Dans la thèse précédente, on peut prendre l’exemple d’un morceau de musique quel qu’il soit pour montrer qu’un morceau de musique ne dit rien puisque précisément il n’a pas le langage des mots, il ne consiste pas un certain nombre de propositions du langage habituel mais il emploie le rythme, la sonorité, le timbre, la note, qui n’est pas la même chose qu’un langage dicible.

 

III. Par quoi doit nécessairement se terminer un paragraphe

 

Il faut absolument prendre soin à la fin de chaque paragraphe de montrer en quoi ce paragraphe me permet effectivement de répondre à la question posée, en quoi ce paragraphe permet de traiter le problème donné et du coup de répondre à la question posée. C’est absolument essentiel, au risque de perdre des points et d’énerver le correcteur.

Il faut finir le paragraphe de l’exemple précédent en disant : « Donc nous pouvons penser qu’une œuvre d’art ne se présente jamais sous la forme d’un discours et que par conséquent on ne peut pas lui reprocher de ne rien vouloir dire puisqu’elle se manifeste sous la forme d’une peinture, d’un tableau, de couleurs, et que donc elle n’est pas un certain nombre d’énoncés ». Il faut finir chaque paragraphe par un « et donc » conclusif qui montre l’intérêt du développement qu’on vient de faire.