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ÉVOLUTION GÉNÉTIQUE DES POPULATIONS ET IMPACT DES ACTIVITÉS HUMAINES

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Impact de activités humaines sur la biodiversité

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Impact de activités humaines sur la biodiversité

 

I. Les activités humaines entrainent l’extinction des espèces

 

Les activités humaines (pollution, destruction des écosystèmes, combustions et leurs impacts climatiques, surexploitation d’espèces…) ont des conséquences sur la biodiversité et ses composantes (dont la variation d’abondance) et conduisent à l’extinction d’espèces.

La biodiversité peut être estimée de différentes manières. La richesse spécifique correspond au nombre d’espèces présentes dans un milieu alors que l’abondance représente le nombre d’individus de la même espèce. Dans un milieu contenant plusieurs espèces l’équitabilité estime si l’abondance entre chaque espèce est équilibrée.

 

Richesse spécifique : 4 triangles ; 4 carrés ; 4 ronds = 3 espèces espèces différentes

Abondance des espèces (4 individus par espèce)

Equitabilité (abondance comparable)

Si une espèce (rond) est surexploitée par l'humain : 

Disparition de 3 ronds

Le réchauffement climatique, la destruction des habitats, les activités humaines peuvent une espèce :

Disparition de 4 triangles

Finalement, la richesse spécifique a diminué (plus que 2 espèces), l'abondance a diminué (1 seul rond). Ainsi, les activités humaines diminuent la biodiversité et peut même mener à une extinction d'espèce (triangle)

 

II. La fragmentation de l’habitat des espèces par la présence des activités humaines

 

En plus de fragmenter les habitats naturels en plusieurs zones isolées, la présence de routes réduit la surface disponible pour les espèces et apporte également un danger à cause du passage des voitures. Actuellement 70 % de la forêt mondiale se trouve à moins de 1 km de la lisière à cause de la fragmentation. De nombreuses espèces d’animaux et de végétaux ne peuvent vivre à proximité de la lisière car les conditions de vie y sont différentes (insolations, vents, écarts thermiques) : c’est l’effet lisière.

On peut estimer l’impact de la fragmentation en utilisant un quadrillage et en calculant la surface occupée par les infrastructures humaines :

- Au départ, nous avons 8 carrés de 50 m, c'est-à-dire une surface totale de 400m * 400m = 160 000 m² = 160 km²

- Si on construit une route au milieu de cette surface : 400m * 150m = 60 000 m² * 2 = 120 km²

- Perte de 40 km² habitables

Sachant que la densité de population ne peut pas excéder un certain nombre d’individus/km², on comprend alors que la fragmentation d’une population en plusieurs échantillons de plus faibles effectifs entraîne par dérive génétique un appauvrissement de la diversité génétique d’une population.

 

III. La préservation de la biodiversité

 

La connaissance et la gestion d’un écosystème permettent d’y préserver la biodiversité.

 

Crapeauduc : tunnel pour batraciens et autres petits animaux. Un système destiné à protéger les amphibiens pendant leurs phases migratoires.

Les chauves-souris peuvent emprunter les passages aériens qu’on leur a construits, ce qui permet de rétablir en partie la connexion entre les populations séparées par la route. Ces passages doivent être précisément localisés, et il faut pour cela étudier en détail les endroits où les individus franchissent la route. Il suffit parfois de quelques mètres de différence pour que les individus n’empruntent pas le passage qu’on leur a construit.