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ESTIMER LA BIODIVERSITÉ, ÉCHANTILLONNER DES POPULATIONS

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Estimer la biodiversité d'un milieu

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Estimer la biodiversité d'un milieu

 

I. État des lieux de la biodiversité

 

La biodiversité est la diversité des espèces vivant sur notre planète, la Terre.

 

 

On a dénombré dans la littérature scientifique à peu près 1,5 million d’espèces, donc ce sont des espèces qui ont été décrites. Ceci étant, il en existerait plus de 8 millions sur notre planète. En effet, 3 % des espèces de mammifères nous sont inconnues (ce sont à peu près des estimations par rapport au nombre d’espèces que l’on continue encore de découvrir), 10 à 20 % des végétaux, 20 % des poissons, 33 % des amphibiens. Concernant les insectes, on estime que 70 % des espèces d’insectes nous sont inconnues, et concernant les bactéries, on n'aurait découvert que 0,1 % de toutes les espèces.

 

II. Les composantes de la biodiversité

 

On peut estimer la biodiversité à travers ses composantes. Trois termes sont ici à retenir :

- la richesse spécifique : elle correspond au nombre d’espèces différentes présentes dans un milieu. 

- l’abondance : elle correspond au nombre d’individus pour chaque espèce. 

- l’équitabilité : elle permet de savoir si l’abondance entre chaque espèce dans ce milieu est équilibrée.

 

Exemple : nous avons deux zones, une zone A, une zone B qui présentent chacune des espèces matérialisées par ces petits ovales de couleur. Trois espèces : espèce 1, espèce 3 et espèce 3.

 

 

On remarque que ces deux zones, zone A, zone B, ont la même richesse spécifique puisque dans les deux carrés qui les représentent, il y a le même nombre de couleurs différentes. En terme d’abondance, dans la zone A, il y a un individu de l’espèce jaune, un individu de l’espèce bleue et huit de l’espèce rouge, alors que dans la zone B, il y a trois jaunes, trois bleus et quatre rouges. Cela signifie que l’équitabilité n’est pas la même : en effet, celle de la zone B est supérieure à celle de la zone A. Il y a en terme d’abondance relative une part plus équitable entre le nombre des différentes espèces dans cette zone que dans l’autre.

Ainsi, il est vraiment important de ne pas estimer la biodiversité uniquement avec sa richesse spécifique, c’est-à-dire avec le nombre d’espèces présentes dans ce milieu. L’abondance et l’équitabilité sont fondamentales.

 

III. Mesurer la biodiversité

 

Cette biodiversité, on peut la mesurer. Par exemple, par des techniques d’échantillonnage, que ce soit des spécimens ou de l’ADN.

- Techniques d’échantillonnage de spécimens : on prend par exemple la goélette Tara de l’expédition Tara Océans qui sillonne les océans pour répondre à différentes missions de scientifiques. Ainsi, pendant quelques années elle a par exemple étudié le plancton marin, dont le phytoplancton est assez méconnu. La goélette, sur ces quelques années, a récolté plus de 27 000 échantillons qui nous ont permis de mieux connaître la richesse relative en espèce du phytoplancton, c’est-à-dire le plancton marin responsable de la photosynthèse.

- Techniques d’échantillonnage avec de l’ADN : c’est-ce qu’on appelle l’ADN environnemental, ou la métagénomique. Dans ce cas, on récupère dans un échantillon de sol, d’eau, tous les ADN présents. Cela nous permet de quantifier l’abondance relative d’une espèce, d’entériner aussi la présence d’une espèce, on ne la voit pas mais on a retrouvé son ADN donc on sait qu’elle est là ou qu’elle a été là, et de découvrir, évidemment, de nouvelles espèces.