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L'INCONTOURNABLE DU CHAPITRE

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Comment l'individualisme transforme-t-il le lien social ?

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L’individualisme est une valeur qui se traduit par la reconnaissance des droits individuels, par la montée de l’autonomie et la reconnaissance de l’individu dans ses choix de vie. Cette valeur a émergé et tend à s’imposer depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cet individualisme transforme le lien social en faisant passer la société d’une solidarité mécanique à une solidarité organique.

Ces notions ont été élaborées par Emile Durkheim, sociologue français du XIXe siècle. Il analyse l’évolution de la société et la transformation du lien social.

 

I. Solidarité mécanique

Dans les sociétés traditionnelles, la forme de solidarité était la solidarité mécanique. Le lien social s’appuyait sur une conscience collective des normes et valeurs partagées très pesante. Les individus se ressemblaient, partageant des normes et des valeurs avec un poids du collectif très important. La personnalité individuelle se trouvait absorbée par l’identité collective, où tout écart à la norme était sévèrement puni par un droit répressif. On donne en général l’exemple de la main coupée en cas de vol. L’idée était que les individus formaient un tout, se ressemblaient, et le lien social était appuyé sur cette similitude des individus.

 

II. Solidarité organique

Le passage aux sociétés industrielles, avec l’émergence de l’individualisme dû à la division du travail mise en avant par Emile Durkheim, met davantage en avant l’importance des consciences individuelles, du rôle qu’a chacun, de son autonomie, etc. Les individus partagent toujours des normes et valeurs communes mais leur poids est moins fort. On valorise davantage les individus : on ne considère plus la similitude des individus mais leur complémentarité. La qualification organique vient d’ailleurs de la comparaison avec les organes du corps humain : ils ont chacun leur fonction, mais ils sont interdépendants. Sans l’un, le corps ne peut plus fonctionner. Cette solidarité est toujours importante, mais elle accorde plus de place à l’individualité. Chacun possède sa personnalité, sa sphère et a de l’autonomie. Dans ces sociétés, le droit est restitutif. Si on vole quelque chose, on ne va pas couper la main puisque c’est inutile. On va vous demander de dédommager celui que vous avez volé, et on pourra vous infliger une peine de prison pour dédommager la collectivité du tort qu’elle a subi. La solidarité organique est forte, mais n’est plus appuyée sur la similitude des individus mais sur leur interdépendance.

 

III. Persistance de la solidarité mécanique

Ceci étant, la solidarité organique n’a pas fait disparaître toute forme de solidarité mécanique. Il existe encore dans nos sociétés des formes de solidarité mécanique, appuyées sur la ressemblance entre les individus et le partage de normes et valeurs. C’est le cas des groupes religieux, de la famille, des partis politiques, etc.