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LA PARTICIPATION POLITIQUE

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Quelle est l'influence de la culture politique sur les attitudes politiques ?

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Cette partie du programme s’intéresse à la participation politique, et notamment au rôle de la culture politique dans l’explication des comportements politiques.

 

I. Culture politique

 

A. Théorie

On définit la culture politique comme un système de normes, de valeurs, de représentations qui structurent les attitudes et comportements politiques d’une collection et orientent son rapport au pouvoir. Ce sont donc tous les éléments de l’imaginaire, des représentations mais aussi des valeurs défendus par une collectivité qui organisent le rapport au pouvoir.

Certains chercheurs en sciences politiques ont vu dans la culture politique un élément fondamental de l’organisation politique d’une collectivité. Elle s’appuierait sur l’Histoire, sur la connaissance du passé, des valeurs partagées qui transcendent une collectivité politique.

 

B. Contestations

En réalité, cette notion est très contestée. Elle est en radicale opposition avec l’analyse marxiste de l’idéologie dominante. De manière plus contemporaine en matière d’analyse, les anthropologues y voient une notion très ethnocentrique, puisqu’il existe des formes de pouvoir partout dans le monde mais il existe aussi des sociétés sans État ou sans chef. Cette notion de culture politique n’est donc valable que sur un petit espace politique.

Cette notion est aussi contestée par la sociologie politique qui considère qu’il n’y a pas de sens à distinguer la culture politique de la culture en général. Ce qui détermine les attitudes politiques n’est pas spécialement distinct de ce qui détermine les attitudes en général dans le champ social. Donc il n’y a pas de raison de distinguer une culture politique.

La culture politique se veut donc comme un prisme pour comprendre les attitudes politiques, mais sa capacité opératoire est remise en cause.

 

II. Socialisation politique

 

A. Effets de la socialisation

Ce dont on peut parler avec certitude est la socialisation politique. On sait qu’il y a un effet de socialisation primaire et secondaire qui forge un habitus politique des enfants, des adolescents qui seront les futurs adultes. Les travaux d’Annick Percheron montrent très bien l’importance de la socialisation primaire dans le développement d’un intérêt et d’une orientation politiques chez les enfants.

Elle remarque notamment que le positionnement au sein du clivage gauche/droite se fait très jeune. Les enfants, assez petits, ont conscience d’un intérêt politique. Et à partir de 10 ans, ils ne sauraient pas forcément utiliser le vocable gauche/droite, mais ils sauraient défendre des valeurs qui les rapprochent de la gauche ou de la droite.

L’identification partisane, c’est-à-dire le sentiment de se reconnaître dans le programme d’un parti, se fait plus tard, notamment parce que cela nécessite davantage de distance affective, une meilleure connaissance, et un discours plus rationnel. Cette identification partisane est forgée pour beaucoup par la socialisation secondaire, les groupes de pairs, les études, et des événements à l’échelle individuelle ou collection qui constituent des attachements partisans plus fort.

 

B. Débats sur la socialisation

Personne ne discute qu’il y ait un rôle de la famille sur les opinions politiques. Mais, le rôle et la nature de la socialisation politique font débat. Le rôle de la socialisation est très discuté. Certains sociologues considèrent que c’est très utile parce que cela permet la stabilité de la politique et la régulation politique.

D’autres sociologues comme Pierre Bourdieu considèrent que la transmission des opinions politiques est une façon pour la société de garantir le maintien d’un ordre établi et la position de la classe dominante.