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LA REPRODUCTION DE LA PLANTE

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Pollinisation et dispersion des graines

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I. Angiospermes et reproduction sexuée

 

Chez les angiospermes, la reproduction sexuée est assurée par les fleurs. Au niveau d’une fleur, on retrouve l’appareil reproducteur femelle : stigmate, style et ovaires qui composent le pistil (ou carpelle). Au sein de ces ovaires, on retrouve les ovules qui sont les cellules reproductrices femelles.

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Au sein des fleurs hermaphrodites à fleurs bisexuées, il y a non seulement la partie femelle mais aussi les étamines avec les anthères contenant les grains de pollen, contenant les spermatozoïdes.

- 75 % des angiospermes sont dites hermaphrodites, c’est-à-dire qu’au sein de la fleur, on retrouve les appareils reproducteurs mâle et femelle.

- 20 % des angiospermes sont des plantes monoïques, c’est-à-dire qu’au sein de la plante, on a des fleurs mâles et des fleurs femelles.

- 5 % des angiospermes sont des plantes dioïques, c’est-à-dire soit une plante mâle soit une plante femelle.

 

La reproduction sexuée correspond à deux processus, deux événements cellulaires :

- la gamétogenèse (produire des grains de pollen et des ovules),

- la fécondation (rencontre aléatoire de ces deux gamètes).

 

II. Comment la fleur attire-t-elle les insectes pollinisateurs ?

 

Prenons une fleur hermaphrodite bisexuée : comme les grains de pollen contenant les spermatozoïdes ne sont pas très loin des ovaires, l’autofécondation pourrait être possible. C’est vrai, mais du point de vue évolutif, c’est un inconvénient car cela ne crée pas un brassage génétique important.

Ces fleurs co-évoluent avec des insectes pollinisateurs. On considère que 90 % des fleurs sont entomogames, c’est-à-dire qu’elles utilisent des insectes comme vecteurs de pollen. C’est la définition de la pollinisation : transporter le pollen de son lieu d’émission (anthère de l’étamine) vers son lieu de germination (stigmate).

Ces vecteurs sont principalement des insectes du type hyménoptères (abeilles) ou lépidoptères (papillons) ou enfin des diptères (mouches). Au niveau de la fleur, l’insecte recherche le nectar. À la base des pétales (pièces colorées stériles) de toutes fleurs, se trouvent des glandes nectarifères qui sécrètent un nectar contenant 50 % de sucre. L’insecte recherche ce sucre à des fins nutritives, alimentaires. L’insecte recherche aussi le pollen. Cela peut être volontaire ou non : quand l’insecte va butiner la fleur, il va se charger de pollen, riche en protéines. Au sein des ruches, le pollen participe aussi à l’alimentation.

 

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Dans certains cas, des fleurs comme les orchidées miroir (première photo) attirent les insectes par mimétisme. Sur la deuxième photo, l’hyménoptère Campsoscolia Ciliata se fait leurrer par l’orchidée miroir car il pense qu’il s’agit d’un partenaire sexuel. Ceci permet la fécondation croisée. Une fois que l’ovule a été fécondé, il va se transformer en graine et la paroi de l’ovaire va devenir un fruit.

 

III. Le transport et la dispersion des graines

 

Ce fruit peut être dispersé, transporté, disséminé à distance du plant mère. Quels sont ces moyens de transport ?

 

- La zoochorie, correspond au transport par un animal et permet à la plante mère de coloniser l’espace puisque dans la graine il y a un ovule fécondé et donc un futur plant. Exemple de zoochorie : un grand nombre de baies ou de drupes comme les cerises mangées par les oiseaux.

 

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- La barochorie qui dépend de la gravité. Exemple : la châtaigne. La bogue contient le fruit (la châtaigne) et on mange la graine contenue dans la châtaigne.

 

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- L’anémochorie. On connaît par exemple le disamare d’érable qui vole : on en fait des hélicoptères. Cela permet de coloniser l’espace, et de disperser l’espèce plus loin. On peut aussi citer les akènes de pissenlit sur lesquels on peut souffler pour disperser les pissenlits. Ils présentent une aigrette, un pappus, qui lui permettent de voler.

 

- L’hydrochorie. On peut citer la noix de coco, transportée par l’eau.

 

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- L’autochorie : c’est le cas de l’arachide. Une fois la fleur d’arachide pollinisée et fécondée, elle se transforme en fruit et se met sous terre. On mange la graine qui est la cacahuète et elle est déjà sous la terre.

 

Conclusion  

 

La pollinisation a lieu dans la majorité des cas par les insectes. Dans un second temps, la dispersion des graines est permise par le vent mais aussi par d’autres vecteurs comme les animaux ou la force de gravité.