Troisième > Apprendre à apprendre > Améliorer son attention et sa compréhension > Pourquoi je me trompe ?

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Pourquoi je me trompe ?

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Les erreurs et les échecs entraînent souvent une perte de confiance en soi et un sentiment d’incompétence, que ce soit à l’école ou dans la vie personnelle. Pourtant, ce sont grâce à nos tâtonnements et à nos erreurs que nous apprenons. Voici quelques explications pour comprendre d’où viennent nos erreurs et comment transformer nos échecs pour les rendre positifs et stimulant.

 

I. D’où viennent nos erreurs ?

 

Une erreur n’est ni une honte, ni un manque d’intelligence, ni une fatalité. On dit souvent que l’erreur est humaine : c’est le cas puisque tout le monde commet des erreurs. Même Einstein commettait des erreurs. Ceci est dû au fait que le cerveau a tellement de choses à traiter en permanence (ce qu’on voit, ressent, entend, pense, etc.) qu’il est obligé d’utiliser un de ces systèmes qui marche en mode automatique, qui est intuitif et inconscient. C’est ce que l’on appelle le mode rapide. Il te permet de marcher sans réfléchir à tes mouvements, d’évaluer la distance et la vitesse d’une voiture avant de traverser une route par exemple. Ce mode rapide est très pratique au quotidien. Le problème, c’est qu’à force de vouloir aller trop vite, le cerveau se trompe souvent, soit à cause d’une connaissance initiale qui est fausse, soit parce qu’il a choisi la mauvaise stratégie.

 

Exemples :

- Si on te propose un jeu où tu as soit 25 % de risque de perdre, soit 75 % de chance de gagner. Lequel vas-tu choisir ? En mode rapide, tu vas sûrement choisir les 75 % de chance de gagner parce qu’il est présenté de façon plus positive. En réalité, les deux choix représentent exactement la même chose.

- Si on te demande d’écrire la phrase « Je les élève ». En mode rapide, tu mettras peut-être un « s » à « élève » parce qu’on te répète qu’après « les », il y a un « s » pour le pluriel. Sauf qu’ici, il s’agit d’un verbe, on ne met donc pas de « s ». Ton cerveau peut choisir la mauvaise stratégie si tu vas trop vite.

 

II.  Comment bloquer le mode rapide ?

 

Heureusement, tu es capable de bloquer ce mode rapide en cas de besoin. Cela demande un gros effort de concentration et d’attention. C’est le contrôle inhibiteur : un système de blocage de réponse que tu utilises quand tu joues à « ni oui, ni non », ou que tu te retiens d’insulter quelqu’un qui t’a énervé.

 

III. Quel est le mode anti-erreurs ?

 

Une fois le mode rapide bloqué par le contrôle inhibiteur, on peut activer le deuxième mode de pensée que l’on appelle le mode lent. Ce mode est très rationnel, logique. Il est plus fiable que le mode rapide. En revanche, il demande beaucoup plus d’efforts, de concentration et d’attention. C’est pour cela qu’on l’utilise beaucoup moins car on est tous un peu fainéants. En activant ce mode lent, tu vas pouvoir réfléchir en profondeur. Tu vas pouvoir vérifier tes réponses et surtout prendre des décisions plus adaptées à une situation.

 

IV. Comment transformer une erreur en opportunité ?

 

Pour tirer profit de ses erreurs et pouvoir les utiliser durant toute sa vie pour apprendre, on peut schématiser quatre étapes :

1. Accepter de ne pas être parfait.

2. Chercher la source de l’erreur : mauvaise connaissance, mauvaise compréhension, mauvaise stratégie ?

3. Activer son mode lent pour résoudre le problème, avec de l’aide si besoin.

4. Étiquetter son erreur pour la repérer et la bloquer si elle survient de nouveau.

 

Conclusion

 

À toi de jouer maintenant en prenant chacune de tes erreurs non plus comme une tare (= défaut) mais comme un moyen d’améliorer toutes tes connaissances sur le monde et sur toi-même.