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STAGE - SE RACONTER, SE REPRÉSENTER

Exercice - L'énonciation



L'énoncé

Cet exercice concerne l'énonciation. Pour chaque question et quand cela est possible, justifier précisément ses réponses.


  • Question 1

    Rappeler la définition de l'énonciation.

  • Question 2

    "Le troubadour se vêtit de noir, et annonça aux passant : 'Le roi est mort'." 

    Pour l'énoncé "Le roi est mort", donner l'émetteur et le(s) destinataire(s) de l'éconciation. 

  • Question 3

    "Garguantua dit à ses enfants 'Allons manger les enfants'."

    Décrire le système énonciatif de cette phrase (énoncé, émetteur, destinataire(s)).

  • Question 4

    Document 1 : extrait de la chanson Le Déserteur de Boris Vian (1955)

    Le Déserteur

    Monsieur le Président
    Je vous écrit cette lettre
    Que vous lirez peut-être
    Si vous avez le temps.
    Je viens de recevoir
    Mes papiers militaires
    Pour partir à la guerre
    Avant mercredi soir
    Monsieur le Président
    Je ne veux pas la faire
    Je ne suis pas sur cette terre
    Pour tuer de pauvres gens
    C'est pas pour vous fâcher
    Il faut que je vous dise
    Ma décision est prise
    Je m'en vais déserter [...]

    Je mendierai ma vie
    Sur les routes de France
    De Bretagne en Provence
    Et je dirai aux gens :
    Refusez d'obéir
    Refusez de la faire
    Refusez de partir
    S'il faut donner son sang
    Allez donner le vôtre
    Vous êtes bon apôtre
    Monsieur le Président
    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je n'aurai pas d'armes
    Et qu'ils pourront tirer.

    "Le déserteur", Chansons impossibles, Boris Vian, 1955.

    Donner l'émetteur et le(s) destinataire(s) de cette chanson.

  • Question 5

    Document 2 : extrait de la lettre ouverte J'accuse de Emile Zola (1898)

     

    Lettre à M. Félix Faure,
    Président de la République

    Monsieur le Président,

    Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ?

    Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les cœurs. Vous apparaissez rayonnant dans l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition Universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom — j’allais dire sur votre règne — que cette abominable affaire Dreyfus ! Un conseil de guerre vient, par ordre, d’oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Et c’est fini, la France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis.

    Puisqu’ils ont osé, j’oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu’il n’a pas commis.

    Et c’est à vous, monsieur le Président, que je la crierai, cette vérité, de toute la force de ma révolte d’honnête homme. Pour votre honneur, je suis convaincu que vous l’ignorez. Et à qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous, le premier magistrat du pays ? [...]

    "J'Accuse", L'Aurore, Emile Zola, 13 janvier 1898.

    Donner l'émetteur et le(s) destinataire(s) de cette lettre ouverte.

  • Question 6

    Document 3 : extrait de la pièce de théâtre la scène VI, acte 2 de Dom Juan de Molière (1665)

    SCÈNE IV

    DOM JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE, MATHURINE.

    SGANARELLE, apercevant Mathurine.- Ah, ah.

    MATHURINE, à Dom Juan.- Monsieur, que faites-vous donc là avec Charlotte, est-ce que vous lui parlez d’amour aussi ?

    DOM JUAN, à Mathurine.- Non, au contraire, c’est elle qui me témoignait une envie d’être ma femme, et je lui répondais que j’étais engagé à vous.

    CHARLOTTE.- Qu’est-ce que c’est donc que vous veut Mathurine ?

    DOM JUAN, bas, à Charlotte.- Elle est jalouse de me voir vous parler, et voudrait bien que je l’épousasse, mais je lui dis que c’est vous que je veux. [...]

    Dom Juan, IV, 2, Molière, 1665.

    Pour chacune des répliques, donner l(es) destinataire(s).

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