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DÉMOCRATIES FRAGILISÉES ET EXPÉRIENCES TOTALITAIRES DANS L'EUROPE DE L'ENTRE-DEUX-GUERRES

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Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres

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Quelle a été la situation de l’Europe entre la Première et la Seconde Guerre mondiale avec deux types de régime politique : démocratique et totalitaires ?

 

I. Un entre-deux-guerres marqué par la crise en Europe...

 

À l’issue du traité de Versailles est créée la Société des Nations (SDN), dont l’objectif est de maintenir la paix en Europe. Les États-Unis ne font pas partie de cette organisation qui se trouve ainsi affaiblie par leur absence. De plus, certains États refusent d’y participer comme l’Allemagne d’Hitler. La SDN est inefficace en dépit d’une volonté de faire la paix comme le montre la signature en 1928 du pacte Briand-Kellog qui met la guerre hors la loi ; mais cela ne reflète pas la réalité.

L’autre facteur déstabilisant est la crise économique qui arrive des États-Unis en 1929 et qui touche l’Europe dans les années 1930 notamment l’Allemagne de façon extrêmement sévère.

Enfin, à la fin de la Première Guerre mondiale, la révolution bolchévique d’octobre 1917 provoque l’instauration d’un régime communiste en Russie qui a pour objectif de s’étendre au-delà de ses frontières. Ce nouveau régime menace les pays européens et cette révolution a des conséquences importantes. Les dictatures fascistes (italienne et nazie) s’inscrivent contre le communisme pour éviter une contagion.

La France a une attitude plus compliquée car le Parti communiste y est important, mais elle reste une démocratie libérale qui ne va basculer dans aucun extrême malgré des tensions politiques importantes.

 

II. ...qui conduit à l’affirmation de régimes totalitaires

 

Un régime totalitaire est une dictature organisée autour d’un chef (par exemple Mussolini en Italie) et qui se donne pour objectif de transformer la société en profondeur, de l’encadrer, afin de créer un homme nouveau (par exemple un ouvrier de choc en Union soviétique).

Il y a trois régimes totalitaires : l’Italie fasciste de Mussolini, l’Allemagne d’Hitler (les nazis accèdent au pouvoir en 1923) et l’Union soviétique de Staline (arrivé au pouvoir à la fin des années 1920).

L’Union soviétique et l’Allemagne nazie ont été des régimes criminels. L’Union soviétique a procédé à l’exécution de dizaines de milliers d’opposants politiques dans les années 1930. L’Allemagne d’Hitler s’est également attaqué aux ennemis du régime.

Le nazisme est le régime qui va provoquer la guerre : c’est un régime fondé sur une conception raciale de l’humanité avec l’idée qu’il existe des « races supérieures » et des « races inférieures ». Ces « races supérieures », les Aryens ou Germains, ont le devoir de conquérir les espaces qui sont occupés par les races dites inférieures (les Slaves, les Juifs) et de créer un espace vital.

 

III. ...qui constitue une menace pour la paix

 

Les régimes démocratiques sont minoritaires dans l’Europe de l’entre-deux-guerres alors que les régimes totalitaires sont majoritaires. Quant à l’URSS, c’est également une dictature. Alors, comment les démocraties peuvent-elles résister à la vague totalitaire ?

Le Royaume-Uni est une île, qui est donc protégée de la contagion et qui a une très solide tradition démocratique le mettant à l’abri des tentations fascistes.

La France vit une crise politique en 1934, qui fait craindre un coup d’état fasciste. À cette occasion se crée le gouvernement du Front Populaire, qui avait pour objectif, à la fois, de lutter contre la crise économique mais a également contribué à un certain nombre d’avancées sociales comme les congés payés. Mais ce gouvernement a également voulu lutter contre le fascisme, de façon maladroite, puisque la politique extérieure du Front Populaire a été une politique timide qui n’a pas empêché Hitler de déclencher la guerre quelques années plus tard en 1939.

 

Conclusion

 

Les régimes autoritaires l’ont emporté, en particulier l’Allemagne d’Hitler qui a atteint son objectif car la guerre éclate en septembre 1939 après un certain nombre de coups de force perpétrés par l’Allemagne nazie.

Au moment où la guerre éclate, l’Allemagne et l’Union soviétique qui sont idéologiquement très opposées, se sont provisoirement alliées dans un pacte de non-agression qui a terrifié l’Europe libérale à l’époque et qui permet donc aux Allemands de ne pas être inquiétés au début de la guerre sur le front de l’Est.