FRANÇAIS

On appelle rime, le retour d’une même sonorité à la fin de plusieurs vers. Pour les étudier dans un poème, on analyse leur disposition et leur richesse.

 

Disposition

 

Elles peuvent être disposées de trois façons :

 

Rimes plates (ou suivies) : aabb.

Exemple : Victor Hugo

« Seul et triste au milieu des chants des matelots,

Le soir, sous la falaise, à cette heure où les flots,

S’ouvrant et se fermant comme autant de narines,

Mêlent au vent des cieux mille haleines marines »

 

Rimes embrassées : abba.

Exemple : Lamartine

« Ramenés par le souvenir,

Jetant nos regards en arrière,

Nous mesurerons la carrière,

Qu’il aura fallu parcourir. »

 

Rimes croisées : abab.

Exemple : De Nerval

« Le matin n’est plus ! le soir pas encore :

Pourtant de nos yeux l’éclair a pâli.

Mais le soir vermeil ressemble à l’aurore,

Et la nuit plus tard amène l’oubli ! »

 

Richesse

 

La richesse d’une rime est le nombre de sons qu’ont deux rimes en commun. Un son n’est pas une syllabe mais est ce qu’on entend en une fois. La richesse ne dépend pas du nombre de lettre.

 

Rimes riches : 3 sons en commun. Exemple attention et passion : s / i / on

Rimes suffisantes : 2 sons en commun. Exemple attention et lion : i / on

Rimes pauvres : 1 son en commun. Exemple attention et maison : on