HISTOIRE-GÉOGRAPHIE

LE MODÈLE BRITANNIQUE ET SON INFLUENCE

I. La monarchie parlementaire

 

A. La naissance de la monarchie

L’Angleterre fait figure d’exception dans l’Europe absolutiste du XVIIIe siècle. Depuis la Grande charte de 1215, le roi gouverne avec un Parlement qui contrôle l’impôt. Durant le règne de Charles Ier Stuart, ce dernier limite le rôle du Parlement. Une guerre civile éclate alors entre le Parlement et les troupes royales. Le roi perd et il est décapité en 1649.

Une république autoritaire est alors mise en place jusqu’en 1660, dirigée par Oliver Cromwell. A la mort de celui-ci, Charles II prend le pouvoir. Il est obligé d’accepter l’Habeas Corpus, texte qui protège les individus contre les arrestations arbitraires. Son fils, Jacques II, est un roi catholique et a des ambitions absolutistes. Il est chassé du trône et est remplacé en 1688 par Guillaume d’Orange qui prend le pouvoir. Ce dernier doit accepter le Bill of Rights, texte constitutionnel qui limite les pouvoirs du roi.

Ainsi, durant le XVIIIe siècle, on assiste à la mise en place d’une monarchie parlementaire. L’Angleterre est d’ailleurs une société libérale dans laquelle la presse est libre. En revanche, seuls 4 % des Britanniques peuvent voter, ce qui interroge ce modèle.

 

B. Une société en pleine mutation

L’Angleterre est aussi une société en pleine mutation. Elle est encore majoritairement rurale au XVIIIe siècle mais connaît un formidable essor des villes portuaires. C’est désormais le pays le plus urbanisé d’Europe. Dans ces villes émerge une nouvelle élite urbaine, composée de négociants. Ces derniers sont très attachés aux valeurs libérales de l’Angleterre.

 

C. Le rayonnement du système anglais

La monarchie parlementaire anglaise influence l’Europe des Lumières. Beaucoup considèrent ce système comme un modèle, à l’image de la France. Ainsi, Montesquieu s’inspire du modèle britannique lorsqu’il rédige L’Esprit des lois et théorise la séparation des trois pouvoirs.

Le modèle britannique exerce aussi une influence importante dans ses colonies, notamment en Amérique du Nord.

 

II. Les États-Unis : un modèle démocratique

 

A. La révolution américaine

Les colons américains prononcent unilatéralement l’indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776. Cela provoque une guerre opposant les insurgés américains, aidés des troupes françaises, aux troupes de la monarchie britannique. Les colons obtiennent l’indépendance des États-Unis d’Amérique en 1783. Enfin, ils rédigent une constitution en 1787, qui définit les institutions américaines.

 

B. Les institutions américaines

Les États-Unis ont un système fédéral de type présidentiel. La constitution garantit les libertés individuelles des citoyens américains, qui peuvent désormais participer à des élections. Cependant, il reste certains oubliés de la démocratie.

 

C. Les oubliés de la démocratie

Le suffrage est censitaire, c’est-à-dire que seules certaines personnes ont le droit de vote. Ce sont majoritairement des hommes blancs, grands propriétaires terriens et riches. Les femmes sont exclues au même titre que les esclaves.

En effet, l’esclavage a été maintenu dans de nombreux États, et ces individus n’ont aucun droit.

Enfin, il convient de rappeler le rôle des amérindiens qui continuent de lutter pour obtenir la citoyenneté américaine.

 

Conclusion

 

Malgré ces nombreuses limites, les modèles britannique et américain ont une grande influence sur l’Europe des Lumières, et plus particulièrement en France où la révolution américaine suscite l’intérêt de l’opinion publique.