PHILOSOPHIE

Les premières étapes à suivre lorsque l’on est confronté à une question philosophique :

- définir les termes

- dégager une première réponse à la question posée, c’est l’opinion commune : la réponse spontanée. Mais peu importe quelle est cette première réponse tant que l’on peut appliquer l’étape suivante.

- trouver le paradoxe : montrer les limites de cette première réponse.

Lorsqu’on a établi une première réponse vraie puis que l’on a montré qu’il existait une deuxième réponse vraie aussi qui contredisait la première réponse, alors on a formé le problème.

C’est le travail de l’introduction : problématiser la question, montrer qu’il n’y a pas de réponse simple.

 

Pourquoi ce sont ces notions qui ont été choisies pour le programme de terminale (bonheur, désir, liberté, etc.) ?

Ce sont des notions qui se caractérisent par leur fausse simplicité. Ce sont des thèmes sur lesquels nous avons tous une opinion, mais cette opinion rencontre toujours des limites. On doit montrer que nos conceptions posent problème.

Les cours de philosophie portent donc sur le problème du langage. Ils serviront à développer l’équivocité des termes, à se rendre compte que le terme de « désir » a différents sens.

Risque :

Attention à ne pas appliquer ses connaissances et son cours sans réfléchir d’abord à la question. Il ne faut pas se réduire à analyser la notion, mais plutôt à comprendre la question dans sa singularité.

 

Quel est l’enjeu du cours de philosophie de terminale ?

On ne cherche pas à trouver une quelconque vérité. Le but est de s’apercevoir que ce que l’on croyait évident et naturel ne l’est peut-être pas toujours, c’est s’apercevoir que l’évidence peut être le masque du préjugé. Ce n’est pas que nos opinions sur les questions posées sont toujours fausses, néanmoins, il s’agit de s’apercevoir que ces premières réponses, même si elles sont vraies, rencontrent des limites. Elles ne sont pas si évidentes et naturelles. La philosophie a donc une dimension émancipatrice.

Prendre conscience que ce que l’on tenait pour évident ne l’est pas toujours c’est se rattacher à l’étymologie même de la philosophie, c’est se rapprocher d’une certaine forme de sagesse.