PHILOSOPHIE

1. Définir les termes

- bonheur : état de satisfaction stable. Le bonheur n’est pas le plaisir (état de satisfaction éphémère).

- désir : tendance vers un objet que l’on imagine ou que l’on sait source de satisfaction. Le désir est un manque, et s’il est manque il est souffrance.

Le désir n’est pas un besoin. Le besoin relève de la nécessité. Le besoin doit être satisfait sous peine de mettre en danger la survie ou l’intégrité de l’individu.

 

2. Réponse spontanée

Le bonheur consiste-t-il dans la satisfaction de tous nos désirs ? Oui. Le désir est manque, donc souffrance. Donc combler ce manque est un moyen de procurer de la satisfaction.

Satisfaire une multiplicité de désirs dans la durée c’est trouver une somme de satisfaction qui sur le long terme nous permettra d’arriver à une satisfaction stable, et donc au bonheur.

 

3. Les limites à l’opinion commune

Lorsque l’on satisfait un désir, un autre renaît ce qui amène à l’insatisfaction, on a toujours un nouveau désir qui apparaît. J’éprouve donc toujours un manque et une souffrance. Je ne peux donc pas miser sur le désir pour atteindre le bonheur, ce n’est pas parce que j’ai satisfait UN désir que LE désir est satisfait.

Lorsque l’on satisfait un désir, on peut être confronté à l’ennui. Le désir peut être une force. Peut-être que l’important pour trouver le bonheur n’est pas de satisfaire les désirs mais de continuer à désirer. Le bonheur se situe peut-être moins dans une quête de plénitude (satisfaction stable) que dans une quête de vie intense (enchaînement des désirs).

Don Juan : la conquête d’une femme compte moins que chercher à conquérir toutes les femmes.

 

Lien avec la vidéo précédente : La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ?

Nos représentations sur le bonheur comme étant liées à la satisfaction du désir sont peut-être liées aux nécessités économiques. Penser que le bonheur consiste en la satisfaction de tous nos désirs favorise la société de consommation.