PHILOSOPHIE


Freud est le père de la psychanalyse. On fait traditionnellement de Freud le premier penseur à introduire en philosophie la notion de pensée inconsciente. En réalité, ce n’est pas tout-à-fait le cas.

 

I. Leibniz

Au XVIIe siècle, Leibniz parle de « petites perceptions inaperçues ». Pour le comprendre, il faut avoir en tête une distinction structurante de la pensée leibnizienne entre perception et aperception. Pour Leibniz, une aperception est une perception consciente, tandis qu’une perception est un ensemble de données sensibles dont on n’a pas forcément conscience. Or, dit Leibniz, dans mon champ perceptif, il existe des choses que je perçois sans apercevoir. Autrement dit, il y a des perceptions qui sont si petites quantitativement que je ne peux pas en avoir conscience. Elles sont pourtant perçues, car elles sont dans le champs de perception. Leibniz prend l’exemple de la perception du bruit de la vague. Je peux dire que j’aperçois le bruit d’une vague, mais quand je dis cela, je ne dis pas que j’aperçois le bruit de chacune des gouttes d’eau qui composent la vague. Je les perçois seulement, mais ce que j’aperçois, c’est le bruit de la vague en général.

Pour Leibniz, il y a donc une continuité entre ce qui est conscient et ce qui est inconscient. Dit autrement, entre le conscient et l’inconscient, il n’y a pas une différence de nature mais une différence de degrés. On pourrait définir l’inconscient chez Leibniz comme une conscience obscure.

 

II. Freud

C’est ici que se joue la différence avec Freud. Pour Freud, il n’existe pas, entre le conscient et l’inconscient, de différence de degrés mais une différence de

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