PHILOSOPHIE

1. Définir les termes

- Travail : activité de transformation de la nature à des fins utiles. Le travail consiste en la nécessité de l’Homme à produire les biens nécessaires à sa subsistance.

Le travail est lié à des termes à la connotation négative : effort, sérieux, pénibilité.

Le travail s’oppose au loisir, qui est positivement connoté et lié au plaisir.

- Gain : quand on tire avantage de ce dans quoi on a investi. Le gain s’oppose à la perte.

 

2. Opinion commune

Le travail reste, pour l’opinion commune, connoté négativement.

Par exemple, avec le slogan de mai 1968 : « Ne plus perdre sa vie à la gagner ». Il suggère que même si l’on gagne un salaire dans un travail, ce gain s’accompagne toujours d’une perte.

Que perd-on à travailler ?

En priorité, il s’agit de notre liberté : on doit se lever à une heure fixe, se rendre dans un lieu qu’on n’a pas choisi, obéir à la hiérarchie, porter peut-être un uniforme, parler un certain langage, etc.

L’expérience du travail est souvent l’expérience de la contrainte et de l’absence de choix. D’ailleurs, le terme de « travail » vient du latin tripalium qui signifie « instrument de torture à trois pieds » : encore une connotation très négative.

 

3. Les limites de l’opinion commune

Nous avons vu précédemment que la liberté consistait moins à faire ce qui nous plaît que notre capacité à aller à l’encontre de nos désirs grâce à la volonté. La liberté c’est de discipliner nos penchants et nos inclinations.

Le travail véhicule ces notions d’effort, sérieux et pénibilité mais ces notions ont aussi un caractère formateur, c’est face à l’effort que j’apprends à discipliner mes penchants, à développer mes capacités. Le travaille a cette particularité de nous permettre, car il nous impose des contraintes, de différer la satisfaction de nos désirs et donc de gagner notre liberté et notre humanité.

Il existe travail et travail. Parfois il peut être aliénant (travail à la chaîne) et parfois, il est libérateur. Est-ce un travail dans lequel nous avons plus à perdre qu’à gagner ?