PHILOSOPHIE

1. Définir les termes

- Morale : vient du latin « mores », revient à l’idée de mœurs. Les mœurs désignent une manière habituelle de se comporter et d’agir.

La morale c’est une façon de se comporter et d’agir en fonction de critères que l’on a définis comme étant le Bien et le Mal. En ce sens, la morale c’est ce qui prescrit (en fonction du Bien et du Mal) des devoirs, des droits, des interdits, etc.

- Universel : ce qui vaut en tout temps et en tout lieu, comme les vérités mathématiques.

Universel ≠ général : qui vaut pour la plupart des cas mais qui peut souffrir des exceptions (exemple : il pleut quand il y a des nuages).

Universel ≠ particulier : ce qui vaut pour quelques uns.

Universel ≠ singulier : ce qui vaut pour un seul individu.

 

2. Opinion commune

On peut partir sur le risque d’ethnocentrisme, dénoncé par Claude Lévi-Strauss.

Ethnocentrisme : tendance à évaluer d’autres civilisations d’après des critères qui ne sont que les nôtres mais que nous pensons universels.

Nos critères moraux ne sont peut-être pas universels. Penser qu’ils le sont c’est peut-être faire preuve d’une généralisation abusive qui n’est pas l’universalité.

La morale c’est une habitude d’agir.

Montaigne : La morale est moins le fruit d’une réflexion que la coutume de la société à laquelle j’appartiens. La morale est le reflet d’un contexte social. Il y a une dépendance sociale de nos opinions et croyances morales dont nous n’avons pas conscience. Et c’est par ce manque de conscience que nos convictions morales nous paraissent universelles.

Exemple : Il est mal de voler dans un magasin. Or à Sparte (Grèce antique), il était très apprécié que les enfants sachent voler. Le contexte social était différent. À regarder l’Histoire il ne semble pas qu’il y ait une morale universelle.

 

3. La limite à la première réponse

On parle aujourd’hui dans l’actualité d’actes barbares : il existerait donc des pratiques objectivement condamnables.

Impasse : il faut se méfier de l’ethnocentrisme (généralisation abusive) tout en gardant la possibilité d’avoir une morale universelle qui permet de condamner objectivement des pratiques que l’on estime barbares, bien qu’elles semblent morales pour ceux qui les pratiquent.