SVT

BILAN CONCERNANT LA VACCINATION

I. Vaccin : une méthode préventive

 

Le principe d’un vaccin est d’injecter un pathogène donc un micro-organisme qui peut rendre malade, mais dans une version atténuée de façon à protéger (immuniser) la personne qui reçoit l’injection. Le pathogène injecté dans un vaccin peut être une bactérie, un virus, une toxine, mais à chaque fois il a été modifié pour être moins dangereux. Une bactérie ou un virus peuvent être tués, ou alors la toxine peut être modifiée : on parle d’anatoxine. Cela peut être aussi un fragment de bactérie ou de virus.

On dit que les injections vaccinales sont immunogènes, elles protègent et stimulent le système immunitaire, mais ne sont pas pathogènes : un vaccin ne donne pas la maladie contre laquelle il protège. Il s’agit donc d’une méthode préventive. On vaccine en prévention, avant que l’individu ne rencontre la maladie, de façon à ce que, quand il la rencontrera en vrai, il ne soit pas malade. Cette méthode préventive et aussi spécifique : un vaccin est dirigé contre une maladie. Il arrive parfois que dans les molécules injectées, on ait eu recours à plusieurs molécules de bactéries ou virus. Un vaccin peut contenir de quoi se protéger contre plusieurs maladies. C’est une méthode de stimulation de la mémoire immunitaire.

 

II. Vaccins de rappels

 

La mémoire immunitaire c'est le stock que peut faire notre organisme, par exemple de lymphocytes mémoires, qui permettent à long terme d’avoir un système immunitaire en veille mais actif et prêt à se défendre très efficacement quand il rencontre pour la deuxième ou troisième fois un même pathogène.

Certains vaccins nécessitent l’injection de rappels. Dans la petite enfance, on est vacciné une première fois, puis au bout de plusieurs semaines une deuxième fois, une troisième fois éventuellement contre la même maladie. Parfois, il faut plusieurs rappels pour que la mémoire immunitaire soit suffisamment efficace, que les cellules protectrices et les molécules protectrices soient suffisamment nombreuses, pour que la protection soit présente à long terme.

Dans le graphique suivant, on représente le taux d’anticorps en fonction du temps chez un individu.

 

 

La mémoire immunitaire, en étant stimulée par des vaccins et des rappels, devient de plus en plus efficace. Ce taux d’anticorps, on le suit après une première injection (vaccination). On voit le taux d’anticorps augmenter puis redescendre au bout de quelques temps. A, B et C correspondent à trois rappels successifs c’est-à-dire à trois nouvelles injections du même type de vaccin. A chaque fois, le système immunitaire est de plus en plus stimulé et le taux d’anticorps augmente. Après l’injection B, on dépasse le seuil de protection réel et efficace contre la maladie. Passé ce seuil, le taux d’anticorps est suffisant pour que l’individu, s’il rencontre réellement la maladie, ne soit pas malade. Ce taux finit par re-diminuer. Ce n’est qu’après le troisième rappel (C) que le seuil de protection est dépassé de façon durable. Ensuite, soit le taux d’anticorps reste haut pendant toute la vie et la protection est efficace, soit il faut à nouveau refaire des rappels, plusieurs mois voire années après.

Par exemple, on a tous été vacciné contre le tétanos pendant la petite enfance mais il faut faire des rappels pendant l’enfance et même à l’âge adulte car le taux d’anticorps finit par redescendre sous le seuil de protection. La vaccination est donc une méthode préventive de stimulation du système immunitaire.