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LES ÉCHELLES DE LA BIODIVERSITÉ

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La biodiversité est un concept des années 1980 qui se définit comme la diversité du vivant et sa dynamique. Diversité du vivant = ensemble d’espèces en interaction entre-elles et avec le milieu. Il existe différentes échelles de cette biodiversité.

 

I. Échelle des espèces

 

Au sein d'un écosystème forestier, il y a un biotope et une biocénose :

- Le biotope est le milieu et l’ensemble des paramètres physiques et chimiques de ce milieu : la température, le degré d’hydrométrie, l’intensité lumineuse, etc.

- La biocénose est l’ensemble des espèces qui évoluent en interaction entre-elles.

Dans un écosystème forestier extrêmement simplifié, ces espèces établissent des relations trophiques « qui mange qui » = notion de réseau trophique ou de chaîne alimentaire. Dans un réseau trophique, on représente une flèche de l’individu qui mange vers l’individu qui est mangé.

 

 

A. Les producteurs primaires

Au sein de l’écosystème forestier, on trouve les espèces chlorophylliennes vertes qui réalisent la photosynthèse, et qui, par le biais de l’énergie lumineuse (hµ) transforment la matière minérale en matière organique. Ceux sont des producteurs primaires de matière organique par autotrophie. Ces producteurs primaires riches en chlorophylle font entrer le carbone minéral et l’assimilent en carbone organique. Les arbres, comme le chêne, les arbustes ou les fougères forment ainsi le groupe des producteurs primaires.

 

B. Les consommateurs primaires

Ces producteurs primaires sont ensuite consommés par des consommateurs primaires : des herbivores. Les petits oiseaux tels que les mésanges ou le lapin (qui mange les racines) sont des consommateurs primaires. Mais également, les insectes comme les coléoptères qui consomment la partie chlorophyllienne des producteurs primaires.

 

C. Les consommateurs secondaires

Ces consommateurs primaires sont à leur tour mangés par un consommateur secondaire. Le consommateur secondaire peut être, par exemple, une buse (rapace) qui mange la mésange (qui elle-même mange une partie du chêne). Il y a aussi le lapin qui est mangé par le renard. Le renard et la buse sont des carnivores, des consommateurs secondaires.

 

D. Les décomposeurs

Dans cet écosystème forestier, les décomposeurs interviennent plutôt dans la partie du sol et favorisent le processus d’humidification. Dans les décomposeurs, il y a les lombrics (vers de terre), un certain nombre d’insectes et les micro-organismes comme les bactéries qui participent à la décomposition de la matière organique morte.

 

II. Échelle des populations

 

A l’échelle de l’écosystème, on a vu une illustration de la biodiversité avec de nombreuses espèces différentes. On peut passer à l’échelle en dessous, celle de la population pour illustrer la biodiversité.

Dans cet exemple d’écosystème forestier, une population serait un ensemble d’individus appartenant à la même espèce ayant autant de probabilité de se rencontrer en termes de reproduction. Par exemple, les mésanges au sein d'un chêne forment une population. D’un point de vue dynamique, évolutif, on peut la comparer à une autre population de mésanges. En effet, des études faites en Angleterre sur des mésanges qui ont acquis la capacité d’ouvrir des bouteilles de lait montrent qu’il y a un nouveau caractère que l’on va découvrir chez cette population-là. On est dans un cas de biodiversité, non plus à l’échelle de l’écosystème mais à l’échelle des populations. On va pouvoir comparer des populations et comprendre les mécanismes évolutifs différents.

 

II. Échelle des individus, échelle cellulaire, échelle moléculaire

 

On peut comprendre la biodiversité à l’échelle individuelle, à l'échelle de l’individu. Ainsi, on peut comparer une mésange précise (par exemple morphologiquement par le phénotype macroscopique qui est l’ensemble des caractères que l’on observe à l’œil nu) à une autre.

On peut continuer à descendre dans les échelles d’observation, pour montrer une certaine biodiversité inter-individuelle à l’échelle cellulaire voir à l’échelle moléculaire, en comparant non pas les gènes mais les allèles. En effet, montrer une diversité allélique, c’est montrer une biodiversité à l’échelle de l’individu.