La nutrition des végétaux

Les besoins nutritifs des végétaux

Voyons ici de quoi ont besoin les végétaux pour faire leur propre matière, pour survivre, maintenir leur intégrité et pouvoir se reproduire.

 

 

I. Le sol

 

La partie racinaire chez les végétaux est très développée, et dépasse parfois en taille la partie aérienne de la plante. Ces parties racinaires plongent dans le sol pour capter de l’eau (c’est la nutrition hydrique) et des sels minéraux (notamment les nitrates, la potasse et le phosphore). Pour compléter cet apport en eau et en sels minéraux, les plantes vivent en symbiose avec d’autres organismes vivants :

– Par exemple, des champignons qui se présentent sous forme de petits réseaux de filaments : les champignons mycorhiziens. Ils vont prolonger les racines et permettre à la plante de capter plus d’eau. En échange, la plante donne aux champignons mycorhiziens des sucres issus de la photosynthèse.

– Les rhizobiums sont d’autres organismes vivant en symbiose avec la plante. Ce sont des bactéries, qui captent l’azote dans l’air, en échange duquel la plante va également leur donner des sucres.

 

II. La photosynthèse

 

La photosynthèse de la plante a lieu dans ses parties aériennes, dans ses feuilles. Ces feuilles vertes sont appelées des parties chlorophylliennes. La couleur verte est due au pigment de la chlorophylle, permettant de capter la lumière. La photosynthèse se compose d’une prise de dioxyde de carbone (CO2) dans l’air et un rejet de dioxygène (O2). La matière de la plante est principalement constituée de carbone, et non de sels minéraux comme on l’a longtemps pensé jusqu’aux XVIIe-XVIIIe siècles.

 

III. La respiration

 

Une autre prise d’éléments dans l’environnement est celle du dioxygène. Les plantes, comme nous, respirent, elles prennent du dioxygène et rejettent du dioxyde de carbone, ce qui va leur permettre d’utiliser les sucres de la photosynthèse pour la production d’énergie et de matière.

 

Conclusion

 

Tous ces éléments : la photosynthèse, la respiration, les symbioses, la nutrition hydrique et les sels minéraux sont autant d’éléments qui participent à la nutrition chez les végétaux.

Organes et besoins nutritifs des végétaux

Les végétaux, comme tous les organismes vivants sont faits de cellules. Ces cellules ont des besoins pour pouvoir fonctionner.

 

I. Prélèvements de l’eau et des sels minéraux.

 

 

À travers ses différents organes, la plante va puiser différents éléments dans l’environnement. C’est par les racines que les sels minéraux et l’eau du sol vont être captés.

 

 

Au bout des racines des graines de haricot, il y a comme un petit duvet : ce sont des poils absorbants qui vont capter l’eau et les sels minéraux. Ils assurent une surface d’échange importante. Au niveau de ces racines vivent d’autres êtres vivants : des champignons en étroite collaboration avec la plante. Ce sont des mycorhizes qui captent encore plus d’eau et de minéraux, en échange desquels la plante va donner des sucres de la photosynthèse.

 

II. La circulation de la matière

 

Une fois entrés dans la plante, l’eau et les sels minéraux doivent atteindre chacune des cellules. La transpiration va permettre leur circulation. L’eau transpirée au niveau des feuilles va sortir par des petits trous appelés stomates. Cette eau transpirée aspire (comme une paille) la sève brute chargée en sels minéraux et en eau. Une fois que cette sève a atteint les feuilles (parties chlorophylliennes de la plante responsables de la photosynthèse), elle va se charger en sucre dans ces feuilles. La sève et les sucres forment une sève élaborée très sucrée. Certains insectes comme les pucerons s’en nourrissent. Cette sève élaborée est ensuite conduite dans les différents organes de la plante pour atteindre les cellules et pouvoir assurer le fonctionnement, la croissance éventuelle de la plante mais également la conservation de ces sucres dans des organes de réserve, des tubercules.

 

III. L’utilisation de la matière organique

 

Comme la plante est immobile, elle va subir son environnement et va devoir s’adapter, notamment à l’arrivée de la mauvaise saison. Cette stratégie est employée par la marmotte qui se met dans le sol en ayant fait des réserves de nourriture sous forme de graisse, pour passer la mauvaise saison. C’est exactement la même chose avec la plante qui va accumuler des sucres issus de la photosynthèse dans ses racines, dans des tubercules. C’est le cas notamment de la pomme de terre. Ces sucres (glucide) sont complexés ensemble et forment chez la pomme de terre une super molécule : l’amidon.

 

Conclusion

 

Cette matière minérale prélevée dans le sol, et cette matière organique produite dans les feuilles lors de la photosynthèse, vont participer à la nutrition du végétal.