Les limites de la croissance

Les principales limites de la croissance économique et de son indicateur

Le PIB (Produit Intérieur Brut) à trois principales limites :

 

I. La création de richesse

 

Le PIB ne mesure pas toutes les créations de richesse, notamment les biens et services produits via l’économie souterraine avec toutes les activités illégales qui n’apparaissent pas dans les statistiques officielles, par exemple la vente de drogue ; avec toutes les activités légales non déclarées, par exemple le baby-sitting chez le voisin.

La production domestique n’est pas mesurée dans cette production de biens et de services. Quand on cultive son potager, on crée des richesses sous la forme de légumes, mais comme il n’y a pas de transaction monétaire (ils ne sont ni vendus ni achetés) ce n’est pas comptabilisé.

 

II. La pertinence du PIB

 

Le PIB ne renseigne en rien sur la répartition de la richesse. On sait que le PIB est un chiffre qui correspond à la production, celle-ci génère des revenus mais on ne sait rien sur la répartition. Les 10 % des Français les plus aisés perçoivent 25 % des revenus et les 10 % des Français les moins aisés ne perçoivent que 5 % des revenus. Ainsi, on constate qu’ils ne sont pas également répartis, mais le PIB ne le montre pas.

La démographie n’est également pas prise en compte. Si le PIB ne change pas mais que la démographie augmente fortement, le revenu par habitant décroît forcément. Il est important de prendre en compte la démographie pour s’intéresser à la croissance économique et à la répartition des revenus qui en découle.

 

III. La pertinence de la croissance économique

 

La croissance économique elle-même fait face à des limites, notamment vis-à-vis de l’environnement :

 

L’épuisement des biens communs

Ce sont des ressources rivales et non exclusives.

Bien rival : si quelqu’un en consomme, il y en a moins pour les autres. C’est le cas de la plupart des biens : si on mange une pomme, cela fait une pomme en moins pour le voisin.

Bien non exclusif : on ne peut pas exclure du marché ceux qui refusent de payer pour ces biens. Par exemple, les poissons sont un bien rival (si on pêche des poissons, il y en a moins pour les autres) et non exclusif (personne ne peut aller empêcher quelqu’un de pêcher).

Produire utilise beaucoup de ressources, des ressources halieutiques mais également de l’eau, du bois, des énergies fossiles, et au fur et à mesure, cela diminue les stocks et détruit ces biens communs ce qui pose un problème pour le développement durable.

 

Les externalités négatives

Ce sont les conséquences involontaires sur autrui ou sur l’environnement à la suite d’une action sans transaction financière entre celui qui a généré cette action et autrui.

Les externalités peuvent-être positives (si l’action menée a des conséquences positives pour autrui) ou négatives (si elle pénalise autrui, par exemple la pollution). La pollution est bien une limite de la croissance économique puisque les entreprises produisent, mais cela nuit à l’environnement.