L'engagement pour soi et pour les autres

Comment notre engagement participe-t-il à la construction de notre identité ?

 

I. L’engagement syndical

 

S’engager, ça peut être défendre ses droits sur son lieu de travail. L’engagement syndical est possible depuis 1884 et est écrit depuis 1958 dans la Constitution de la Ve République. Les salariés, les chefs d’entreprise, les patrons et les travailleurs indépendants ont la possibilité de se regrouper dans un syndicat.

Un syndicat est un groupement de personnes dans un milieu professionnel qui ont des intérêts communs et qui souhaitent se défendre collectivement. Ces syndicats ont des représentants qui représentent les adhérents et partagent comme eux des idées communes. Ces syndicats tentent, par le dialogue notamment, d’améliorer les conditions de travail de ses adhérents.

Les représentants des syndicats sont appelés des délégués syndicaux. Ces délégués syndicaux sont élus. Lorsqu’un syndicat obtient plus de 10 % des voix lors des élections dans une entreprise, il peut siéger lors de grandes réunions afin de donner son point de vue. Il peut donc y avoir plusieurs syndicats dans une même entreprise.

Ces syndicats sont également au Conseil des prud’hommes. Lorsqu’il y a un conflit entre l’entreprise et un salarié, les délégués syndicaux sont là pour aider et accompagner dans les affaires conflictuelles entre les différentes parties.

Il est également possible de faire grève : cesser le travail pour faire pression sur les patrons ou sur la partie adverse afin de faire entendre les revendications. Souvent les grèves font appel à la médiatisation. On fait venir les journaux ou les caméras afin de faire connaître le mouvement pour qu’il puisse évoluer le plus rapidement possible.

 

II. L’engagement associatif

 

Il est également possible de s’engager dans des associations. Depuis la loi de 1901, les Français ont la possibilité de se réunir dans des ateliers et de se regrouper dans des associations qui ont pour objectif de défendre et diffuser un message ou un centre d’intérêt commun.

Aujourd’hui près de 50 % des Français sont adhérents à une association. En 2018, il existe environ 1,5 million d’associations en France et ces associations ne pourraient pas fonctionner sans bénévolat. Comme il n’y a pas de profit ni de bénéfices, il n’y a pas d’entrée d’argent pour payer les gens. La plupart du temps, les associations fonctionnent avec des bénévoles ou des personnes qui donnent de leur temps. En 2018, plus de 22 millions de personnes en France sont actifs dans une association, c’est-à-dire qui s’impliquent régulièrement dans une association à laquelle ils ont adhéré. Les associations fonctionnent aussi grâce aux cotisations ou à la cotisation annuelle payée tous les ans par les adhérents.

Les objectifs des associations sont multiples. On peut avoir une association sportive comme un club de foot, ou tout simplement comme le foyer socio-éducatif du collège. On peut citer le WWF, association qui lutte contre l’extinction des animaux et qui milite pour la protection des espèces. Il y a des associations culturelles et avec de nombreux thèmes. Il existe autant d’associations que d’intérêts pour chaque individu de notre société.

S’engager, c’est donner de son temps. C’est faire un acte gratuit pour venir en aide ou pour partager quelque chose qui nous tient à cœur avec une autre partie de la population, avec les autres citoyens de notre République française. S’engager dans une association, c’est également faire des dons. Les dons permettent d’avancer et parfois d’aider les causes pour lesquelles ces associations ont été créées.

 

III. L’engagement politique

 

L’engagement politique, c’est la possibilité d’adhérer à un parti politique.

Un parti politique est un groupement de personnes qui ont comme point commun des idées politiques qu’ils souhaitent mettre en place. Il faut arriver à gagner des élections pour pouvoir ensuite appliquer ce programme politique.

Ces partis politiques sont nombreux en France : il en existe plus de 500. Ils se répartissent sur une ligne “gauche/droite”. Cette opposition gauche/droite est compliquée à diviser. Il faut essayer de comprendre que les partis de gauche souhaitent intervenir au maximum pour réduire les inégalités entre les riches et les pauvres, tandis que les partis de droite ont tendance à vouloir ne pas trop intervenir, et à mettre en place un système plus libéral.

Ces définitions sont toujours très subjectives et compliquées à définir, puisqu’aujourd’hui certains partis de gauche ou de droite sont considérés comme étant au “centre”. Les limites sont floues mais cela n’empêche pas de vouloir s’y engager lorsque on est persuadé et convaincu que certaines idées sont bonnes et doivent être appliquées pour le bien des Français.

Comment agir comment s’engager dans un parti politique ? On peut soit militer, c’est-à-dire diffuser les idées d’un parti politique en allant distribuer des prospectus ou des tracts à certains endroits avant les élections afin de propager les idées et d’expliquer le point de vue éthique. On a également la possibilité de se présenter lors d’une élection. On peut aussi partager ses idées lors de grandes réunions publiques et possibilité de voter pour exprimer son choix et ses convictions. S’engager en politique, c’est la volonté de s‘engager pour des convictions, c’est-à-dire pour des idées que l’on souhaite défendre.

L'engagement au service de la collectivité

Comment s’engager pour essayer de rendre le monde meilleur ?

 

I. Vocabulaire

 

  Engagement : il s’agit de l’idée de s’investir pour quelque chose qui nous tient à cœur, de prendre parti sur des thématiques qui nous intéressent et pour lesquelles on a envie de consacrer du temps. Cette notion d’engagement se construit à partir du collège. Elle peut s’affirmer au lycée et elle peut même parfois déboucher sur des métiers au service de l’engagement, pour aider les personnes, par exemple.

– Responsabilité : la notion d’engagement est à mettre en relation avec la notion de responsabilité. Qu’est-ce qu’être responsable ? C’est prendre des décisions et assumer les conséquences de nos actes. Quand on est jeune, parfois on n’arrive pas à assumer certains actes, néanmoins il faut apprendre. Il faut réussir à assumer l’ensemble des actes que nous produisons parce que ce sont des actes qui viennent de notre personnalité.

– Solidarité : ces notions d’engagement et de responsabilité face à nos idées, se fait à travers la notion de solidarité. Être solidaire, c’est comprendre que certaines personnes ont plus de problèmes que d’autres. C’est aussi comprendre qu’il y a des difficultés ailleurs que chez nous. C’est également vouloir donner un coup de main pour essayer de faire disparaître ces problèmes et l’idée d’agir pour aider. Il existe de nombreuses façons d’aider les personnes.

 

II. Pourquoi et comment s’engager ?

 

On peut le faire au quotidien, en dehors du collège et aussi dans le collège en proposant des projets pour aider les autres avec l’aide des enseignants. On peut faire des animations au collège ou organiser des collectes pour des personnes qui sont dans le besoin.

En dehors du collège, il y a des associations internationales ou nationales qui luttent contre la malnutrition, pour la préservation de l’environnement, pour les journalistes qui sont emprisonnés, pour aider les personnes à se loger, etc. Il existe beaucoup d’associations solidaires qui recherchent des personnes soucieuses de s’investir. On peut venir en aide à la planète, en danger à cause de la façon dont nous consommons. On peut aller se promener en forêt et ramasser des détritus (« plogging »). A l’échelle du collège, on peut aussi réfléchir à la question du gaspillage alimentaire à la cantine.

 

Conclusion

 

Il existe beaucoup de possibilités de s’engager ou de faire des petits gestes, qui permettent que l’engagement soit beau et qu’il ait plus d’impact. Il n’y a pas de petits gestes quand on aide. La notion de l’engagement est importante, parce que s’engager pour les autres, c’est aussi construire le monde de demain, monde dans lequel on vivra ainsi que les générations futures. 

Agir pour l'égalité et refuser les discriminations

De quelle façon l’égalité participe à la lutte contre les discriminations ?

 

I. « Les gens ont quelque chose en commun : ils sont tous différents », Robert Zend

 

A travers cette citation, Robert Zend, écrivain hongrois, explique que les hommes vivent chacun avec leurs propres caractères, leurs propres critères et sont tous différents.

L’égalité est la façon dont nous nous comportons les uns avec les autres. Aucune personne n’est supérieure et personne n’a autorité sur quelqu’un d’autre. Nous sommes tous nés avec les mêmes droits et devoirs et cela doit être respecté.

Cette notion d’égalité s’est construite dans le temps. En effet, durant le Moyen Age, les seigneurs avaient toujours plus de pouvoirs que les paysans. Depuis 1789, à la Révolution française et surtout grâce à un texte officiel qui est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en France, la notion d’égalité est devenue une valeur fondamentale. Les gens ont donc les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils ont la possibilité d’avoir une vie à peu près identique s’ils le désirent. Cette valeur fondamentale, cette notion d’égalité est très importante en France. Elle en fait même partie de sa devise : liberté, égalité, fraternité.

 

Exemple de l’égalité face au droit de vote :

Le droit de vote a été acquis dans le temps. Dès le Moyen Age, il y avait de grosses inégalités : personne n’avait le droit de voter. A partir de 1789 et de la Révolution française, certaines personnes ont eu le droit au suffrage censitaire. Les personnes les plus fortunées qui pouvait payer l’impôt (le cens) ont eu la possibilité d’exprimer leur avis à travers un suffrage. A partir de 1848, l’évolution du droit de vote fait que tous les hommes de plus de 21 ans peuvent voter sans condition de ressources. C’est ce qu’on appelle le suffrage universel masculin. Il faut attendre 1944 pour que les femmes puissent obtenir le droit de vote et qu’il y ait un suffrage universel total.

 

Exemple de l’égalité dans l’accès à l’école :

Cette égalité apparaît aussi au collège, à travers le règlement intérieur. Dans le règlement intérieur, tout comme dans la loi en France, il est stipulé que les élèves et la population sont égaux. N’importe quel élève dans le collège a les mêmes droits et les mêmes devoirs qu’un autre, que ce soit un élève de sixième ou de troisième. Face aux inégalités et aux apprentissages, le collège ou même l’État mettent en place un certain nombre de dispositifs pour venir en aide aux élèves. Par exemple, la présence d’une AVS pour des élèves en difficulté ou la mise en place des bourses pour les familles qui n’ont pas beaucoup d’argent ou pas la possibilité de payer tous les frais de scolarité. On a également le dispositif « devoirs faits » qui est mis en place pour aider les élèves à faire leurs devoirs lorsque certains parents n’ont pas la possibilité de les aider.

 

Il existe ainsi de multiples dispositifs qui ont pour objectif de réduire les inégalités.

 

II. Refuser et combattre les discriminations

 

Discrimination : la discrimination est le fait de juger les gens en fonction de leurs différences. Les inégalités et les différences qui forment l’être humain amènent parfois à des discriminations. Il est important que cette discrimination soit dénoncée et qu’on lutte contre cette possibilité. Tout le monde peut être amené à discriminer une personne à travers un premier regard, à travers un jugement qui apporte ce qu’on appelle les préjugés.

Différences : toutes les différences entre les hommes, les femmes et les enfants créent des discriminations et sont parfois utilisées pour rejeter les gens. Cette forme de rejet de la différence est une discrimination. En France, on considère qu’il y a à peu près une vingtaine de discriminations. Par exemple, cela peut être le sexisme (la différence entre les hommes et les femmes) ou l’homophobie. Il existe aussi la xénophobie qui est la crainte et la discrimination des étrangers.

Ça peut être face à la religion, face au handicap ou une discrimination liée à l’origine sociale. Toute différence est une excuse pour discriminer ou pour dévaloriser la personne. Il est très important de les combattre car toutes les différences forment la richesse du monde. Si quelqu’un est victime de discrimination au collège, on peut très facilement en parler (surveillants, CPE, principal, profs). En dehors du collège, on peut également être aidé par des associations.

La discrimination est punie par la loi. Toute forme de discrimination peut être sanctionnée. Nos différences forment la richesse de notre monde et sans ces différences qui nous caractérisent, le monde serait pauvre et concentré dans une forme d’immobilisme. On serait tous formatés à vivre exactement pareil.