Cours La maîtrise des voies de communication
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L'énoncé

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Question 1

On oppose le « consensus de Pékin » au « consensus de Washington » pour signaler :

L’influence nouvelle de la Chine à l’échelle internationale dans la mise en place des politiques économiques et de développement, qui rappelle celle qu’occupait auparavant les Etats-Unis.

La disparition de toute opposition sur la scène internationale aux politiques chinoises.

La promotion d’une politique de développement par la Chine identique à celle des Etats-Unis.

La promotion d’une politique de développement par la Chine particulière, différente de celle des Etats-Unis, qui met l’accent sur un Etat dirigiste, centralisé.

L’expression « consensus de Pékin » s’oppose à celle du « consensus de Washington », pour évoquer certes une influence de la Chine dans le monde en développement similaire à celle qu’exerçait dans les années 1980 les Etats-Unis, mais qui s’articule autour de valeurs et de politiques différentes.

La Chine en effet ne met pas l’accent sur la réduction des dépenses publiques comme les Etats-Unis, ou sur un laissez-faire des Etats, mais promeut au contraire des grands projets de développement, notamment par la mise en place d’infrastructures. Plutôt que la promotion d’un Etat libéral, le « consensus de Pékin » met en avant un Etat dirigiste, très actif dans l’organisation de l’économie.

Question 2

L’Organisation de Coopération de Shanghai constitue :

Une organisation monétaire.

Un réseau d’alliances entre la Chine et plusieurs pays d’Asie.

Une institution qui répond à une motivation géostratégique.

Une institution qui répond à des motivations culturelles.

Contrairement aux Etats-Unis, qui disposent d'un vaste réseau d'alliances militaires dans le monde issu de la Guerre froide, la Chine reste encore relativement isolée.

L'Organisation de Coopération de Shanghai, alliance initialement avec la Russie puis ouvert progressivement à d'autres pays d'Asie, vise à renforcer le poids géostratégique de la Chine en constituant un réseau d'alliances important.

Question 3

On compare parfois le projet des « nouvelles routes de la soie » au plan Marshall car :

Le projet chinois est destiné en priorité aux pays qui sortent d’une situation de conflits.

Le projet chinois est un projet colossal en termes de montants impliqués et de pays bénéficiaires.

Le projet chinois vise également à assurer l’influence de la Chine dans le monde, de même que la plan Marshall visait à assurer la loyauté des pays européens aux intérêts américains.

Le projet chinois a été pensé en même temps que le plan Marshall.

Le plan Marshall est un plan américain de l’après Seconde gGuerre mondiale destiné aux pays européens afin de les aider à financer la reconstruction. Celui-ci a eu pour conséquence d’assurer l’influence des Etats-Unis sur le continent.

Avec un budget de plus de 1 000 milliards de dollars, le projet chinois est considérable et peut être comparé au célèbre plan Marshall. Cette aide par ailleurs vise également, de façon officieuse, à assurer la puissance et l’influence de la Chine dans le monde.

Question 4

La Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (BAII), créée en 2014, a pour objectif :

De distribuer les financements pour le projet des « nouvelles routes de la soie ».

D’assurer le volet conception du projet des « nouvelles routes de la soie ».

D’attribuer des prêts à la consommation aux individus des pays bénéficiaires pour relancer l’économie chinoise.

De distribuer des financements pour des projets d’infrastructures en Chine.

La BAII a été créée pour assurer la partie financement du projet. Elle a levé déjà une centaine de milliards de dollars, auxquels s’ajoutent 40 milliards mobilisés par la Chine dans le cadre d’un fond spécial.

Question 5

On parle des « 30 glorieuses de la Chine », selon l’expression de Caroline Puel, pour parler :

De la période 1945-1975.

De la période 1980-2010.

De la période promise par le projet des « nouvelles routes de la soie ».

D’une période où la croissance de la Chine était à deux chiffres.

Les "30 glorieuses" désignent originellement la période de 1945 à 1975 en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis où la croissance fût très forte et où les niveaux de vie ont sensiblement augmenté.

Question 6

L’ouverture d’une base militaire chinoise à Djibouti en 2017 (petit pays de l’Afrique de l’Est) semble suggérer :

La volonté par la Chine de ne déployer qu’un soft power dans le monde.

La montée des intérêts chinois en Afrique et la volonté de pouvoir les défendre.

La volonté d’exercer sa puissance à l’échelle mondiale, à l’instar des puissances européennes ou des Etats-Unis.

Le choix d’une politique isolationniste.

Une politique isolationniste est une politique qui n’est pas tournée vers l’extérieur, mais se concentre sur la politique intérieure.

Alors que pendant longtemps la Chine ne possédait aucune base militaire à l’étranger, étant tournée vers une politique isolationniste et ne souhaitant pas envoyer ses troupes en dehors de son territoire (une politique très différente de celle de la France, de l’Angleterre ou des Etats-Unis), l’ouverture d’une base à Djibouti suggère un changement de politique et une volonté de pouvoir défendre les intérêts chinois en Afrique.

Question 7

Certains pays, comme la Malaisie, se retirent du projet BRI ou refusent d’y rentrer car ils craignent :

Une asymétrie économique trop importante avec leur partenaire chinois, qui les placerait sous l’influence de ce dernier.

Un surendettement du pays bénéficiaire auprès de la Chine.

Une influence militaire chinoise.

Que les projets d’infrastructures promis ne se concrétisent pas.

Si dans l'ensemble les pays en développement ont très positivement salué le projet chinois, vu comme une réelle opportunité, quelques uns ont marqué leurs inquiétudes face à une influence potentielle de la Chine sur leurs pays. Ils ont également craint un surendettement de leur pays auprès de la Chine du fait des projets d'infrastructures très ambitieux.

Question 8

Les puissances occidentales voient dans le projet BRI :

Un néocolonialisme.

Une opportunité de co-développement.

Une menace pour leur influence dans le monde.

La possibilité de réduire leur volume d’aide attribué aux pays en développement.

C'est du côté des Etats-Unis et des puissances européennes que l'hostilité au projet chinois s'est le plus manifesté, ces derniers dénonçant un néocolonialisme et craignant une diminution de leur influence dans le monde.

Question 9

Le projet indien de mettre en place des « routes de la liberté » :

Vise à s’associer au projet des « nouvelles routes de la soie ».

Suggère par son nom que les « nouvelles routes » chinoises ne permettent pas la liberté de chacun des pays et le bénéfice mutuel.

Vise à prendre davantage en compte les objectifs de développement durable.

Vise à concurrencer les objectifs de puissance chinoise.

Bien qu'en partenariat avec la Chine, l'Inde tente également d'exercer sa propre puissance et son influence dans le monde à travers des projets de co-développement. Les "routes de la liberté" cherchent alors à mettre en place des projets moins ambitieux et moins coûteux et plus durables que les projets chinois.

Question 10

Pour les pays en développement, le projet chinois représente :

Une source d’espoir dans le développement de leur pays.

Une source d’inquiétude.

Une alternative aux aides au développement fournies par les puissances occidentales et les institutions internationales comme le FMI ou la Banque mondiale.

Un non-sujet, qui fait l'objet de peu d'attention et d'intérêt.

Source d’espoir pour beaucoup et d’inquiétude pour certains, le projet chinois est aussi un moyen pour les pays en développement d’obtenir des financements ailleurs qu’auprès de la Banque mondiale ou le FMI.

Contrairement à ces derniers qui conditionnent leurs aides, l’attribuent seulement si le pays bénéficiaire consent à des réformes politiques et économiques allant dans le sens du libéralisme, la Chine offre les fonds de façon inconditionnelle.