Cours Stage - Cycle féminin et contrôle hormonal

Exercice - Les synchronismes des cycles sexuels

L'énoncé

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Question 1

Le 14e jour, qu’observe-t-on entre les différents cycles sexuels ? Pourquoi ?

On observe une synchronie (plusieurs événements qui ont lieu en même temps) entre les différents cycles sexuels lors du 14e jour.

En effet, un jour avant, le 13e jour, on observe un pic de sécrétion de LH dans le cycle hypophysaire. Ce pic de LH produit alors l’ovulation : le follicule de de Graaf rompt et l’ovocyte est libéré dans les trompes. A la date de l’ovulation, on observe une forte sécrétion de progestérone. Cette hormone en effet est sécrétée en abondance par le corps jaune, c’est-à-dire l’ovocyte en phase lutéale, après l’ovulation.

Enfin, au niveau du cycle utérin, on observe que la muqueuse utérine à partir du 14e jour se présente sous la forme de « dentelles ». On remarque également l’apparition de glycogène, symbolisé dans le document par des petits points noirs.

Ainsi, les différents cycles sexuels sont synchroniques entre eux, car le cycle hypophysaire contrôle le cycle ovarien, qui contrôle lui-même le cycle utérin.

Question 2

Quelle hormone semble selon le document provoquer l’épaississement de la muqueuse utérine ?

On remarque que le développement de l’endomètre a lieu à partir du 5e jour du cycle. Ce 5e jour correspond également à l’augmentation du taux d’œstradiol, dû au développement des follicules (lui-même dû à l’action de la FSH).

On en déduit donc que l’hormone responsable de l’épaississement de la muqueuse utérine est l’œstradiol.

La muqueuse utérine désigne l’endomètre.

Question 3

Quelle est la conséquence, d’après le document et vos connaissances, de la sécrétion de progestérone sur la muqueuse utérine ? A quoi cela sert-il ?

La sécrétion de progestérone par le corps jaune, donc après J14, produit un cisaillement de la muqueuse utérine qui prend une forme en dentelle. On observe par ailleurs l’apparition de molécules de glycogène.

Ces changements permettent d’accueillir l’embryon en cas de fécondation. La densification des vaisseaux sanguins de l’endomètre, sa forme de même que le glycogène permettront en effet sa nidation et son développement.

La nidation désigne la phase où l’ovule fécondé s’implante dans la muqueuse utérine.

Question 4

20% des cas d’infertilité féminine sont dus à un adénome hypophysaire, une tumeur bénigne qui se situe dans l’hypophyse. Les symptômes en sont parfois l’absence de règles. Pourquoi selon-vous l’adénome hypophysaire peut produire une infertilité ? Et pourquoi y a-t-il absence de règles ?

Le document montre que les hormones FSH et LH, sécrétées par la glande hypophysaire, sont essentielles au bon fonctionnement du cycle sexuel chez la femme : la FSH permet la maturation du follicule et ainsi la production de l’œstradiol. L’œstradiol stimule ensuite la multiplication cellulaire de la muqueuse utérine, et effectue à une valeur seuil un feedback ou rétrocontrôle positif sur l’hypophyse, qui produit un pic de LH, provoquant alors l’ovulation.

Ainsi, l’hypophyse agit directement sur le cycle ovarien : en développant les follicules et en permettant l’ovulation. L’hypophyse agit également indirectement sur le cycle utérin : par le développement de la muqueuse utérine, produit par l’œstradiol elle-même sécrétée par le développement des follicules. Autrement dit, le cycle utérin est sous contrôle ovarien et le cycle ovarien sous contrôle hypophysaire.

Par conséquent, une défaillance au niveau de la glande hypophysaire causée par un adénome peut avoir pour double effet de produire une infertilité (absence de développement de l’ovocyte et d’ovulation) et d’empêcher le développement et le démantèlement périodique de la muqueuse utérine (les règles).

Il faut donc à partir du document montrer le rôle des hormones sécrétées par l’hypophyse dans la fertilité féminine et dans l’apparition périodique des règles.