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OUTILS D'ANALYSE DU GENRE ARGUMENTATIF

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Persuader

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Persuader, c’est faire adhérer son interlocuteur à sa thèse en utilisant des arguments irrationnels, qui ne font pas appel à sa raison mais à sa sensibilité. Par exemple : « si tu ne me laisses pas sortir, je serais le plus malheureux du monde ». On ne fait pas ici appel à la raison de l’interlocuteur mais à ses émotions, on tente de l’émouvoir. Plusieurs éléments servent à persuader.

 

I. La prise en compte du destinataire de la thèse

 

- L’apostrophe : on peut appuyer un argument d’une apostrophe, qui renforce le pouvoir de persuasion, par exemple « Maman, si tu ne me laisses pas sortir, je serais le plus malheureux du monde ».

- Le tutoiement ou le vouvoiement : selon les contextes, le choix du tutoiement ou du vouvoiement a un impact sur la capacité de persuasion.

- L’impératif : le mode impératif peut renforcer la persuasion, par exemple « laisse-moi sortir ! ».

- L’interrogation rhétorique : il s’agit d’une interrogation qui n’appelle pas de réponse mais qui contient en elle-même sa réponse. Par exemple « serais-je heureux si je reste à la maison ? ». On n’attend pas de réponse de l’interlocuteur, c’est une « fausse question ».

 

II. Les modalisateurs

 

Les modalisateurs sont les adverbes, les adjectifs, qui peuvent souligner l’implication du locuteur dans le discours, comme « extrêmement », « terriblement », ou encore comme « triste », « désemparé », etc.

 

III. Les figures de rhétoriques

 

Les figures de rhétorique ont été inventé pendant l’Antiquité et ont pour but de toucher l’auditoire. Parmi les figures de rhétorique employées pour la persuasion, il existe notamment la métaphore. Par exemple : « si je ne peux pas sortir je serais un martyr ». Il s’agit d’une métaphore puisqu’il n’y a pas d’outil de comparaison.

On peut également utiliser pour persuader la comparaison « si tu ne me laisses pas sortir je serais malheureux comme les pierres ». Il s’agit bien d’une comparaison puisqu’il y a un outil de comparaison.

On peut également employer l’hyperbole, qui constitue une exagération qui permet d’appuyer le discours. Par exemple : « si tu ne me laisses pas sortir je serais l’enfant le plus malheureux du monde ».