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VARIATION GÉNÉTIQUE BACTÉRIENNE ET RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES

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Variation génétique bactérienne et résistance aux antibiotiques - Hypothèses possibles

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On peut se demander si la résistance aux antibiotiques et ces mutations sont dues au hasard, type sélection naturelle et théorie darwinienne ou si elles sont induites par l’antibiotique.

 

I. Hypothèse 1 : hypothèse lamarckienne

 

L’hypothèse lamarckienne est que la résistance est induite directement par l’antibiotique. Pour tester cette hypothèse, on fait trois cultures de bactéries (1, 2 et 3). Les trois cultures contiennent des bactéries non résistantes. A la génération suivante, tant qu’on ne rajoute pas de bactéries, elles devraient être, selon cette hypothèse, toutes sensibles aux antibiotiques. Si à la génération d’après, on ajoute un antibiotique (pénicilline, amoxicilline), on devrait avoir induction d’une résistance par la présence d’antibiotiques. On devrait trouver dans les trois colonies le même nombre d’individus résistants. Cela est ce qui doit se passer si l’antibiotique induit bel et bien la résistance.

 

II. Hypothèse II : hypothèse darwinienne

 

L’hypothèse darwinienne est que la mutation génétique est due au hasard. C’est la sélection naturelle : l’usage immodéré d’antibiotiques aurait comme conséquence la retenue des individus les plus aptes à résister, ceux qui auront acquis la mutation. De même que pour vérifier l’hypothèse précédente, on part avec trois cultures de bactéries non résistantes. A la première génération, dans la colonie 1, on devrait alors voir qu’une bactérie a un gène muté, et donc à la génération suivante, les descendants de cette bactérie auront le gène muté. L’autre, par le hasard, n’aurait pas de mutation génétique, ses descendants non plus. Dans la colonie 2, on pourrait imaginer que les deux descendants auront la mutation. Toute la colonie serait donc porteuse du gène muté. Dans la colonie 3, on pourrait imaginer qu’à la génération 1, aucun gène ne mute. A la génération suivante, de même. Cela est ce qui doit se passer si la mutation est le fruit du hasard.

 

III. Résultats

 

Il suffit alors de tester ces deux hypothèses. Les résultats obtenus sont :

- Dans la colonie 1, on a obtenu une vingtaine de colonies résistantes.

- Dans la colonie 2, on a obtenu une soixantaine de colonies résistantes.

- Dans la colonie 3, on a obtenu quatre colonies résistantes.

C’est donc l’hypothèse darwinienne qui est vérifiée : les mutations génétiques sont dues au hasard et l’utilisation immodérée d’antibiotiques sélectionnent les individus résistants.

C’est un réel problème de santé publique : on utilise trop d’antibiotiques en France. Donc on a de plus en plus de mal à trouver des antibiotiques pour éradiquer les bactéries résistantes.

L’une des solutions alternatives pourrait être la phagothérapie, c’est-à-dire l’utilisation de virus qui détruisent les bactéries, des virus bactériophages. C’est une solution utilisée notamment en Géorgie. C’est un moyen de contourner la résistance des bactéries.