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STAGE - LE MICROBIOTE HUMAIN

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Le microbiote et les maladies métaboliques

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Les maladies métaboliques sont l’ensemble des affections qui touchent notre système d’alimentation. Elles sont liées à la façon dont on stocke, dont on utilise et dont on transforme les aliments que l’on consomme. Voici quelques points qui tendent à montrer que le microbiote intestinal (ensemble des bactéries qui peuplent notre tube digestif) est lié à ces maladies métaboliques, pour certaines.

 

I. Constats

 

- Chez les diabétiques de type 2 (diabète de l’obésité, de type gras), il y a un microbiote beaucoup moins diversifié que chez les autres personnes. La diversité des bactéries dans leur tube digestif est assez pauvre, et les espèces qu’on y trouve sont différentes des espèces chez des personnes non diabétiques. Il y a donc un microbiote particulier du diabétique de type 2.

- Lorsque des personnes obèses suivent un régime pour maigrir, il y a une forte modification dans la diversité et dans la qualité des bactéries de leur microbiote.

- Chez les souris qui n’ont pas de microbiote, on ne parvient pas à les faire grossir même quand on leur donne beaucoup d’aliments très riches.

Il y aurait donc un lien entre les bactéries du microbiote, leur action et le métabolisme des individus.

 

II. Expériences

 

Si on transfère un certain nombre de bactéries issues du microbiote d’un humain chez des souris pour observer les conséquences que cela peut avoir, alors on s’aperçoit que si le microbiote a été prélevé chez une personne mince, les souris restent minces. Mais si le microbiote a été prélevé chez une personne obèse, les souris grossissent vite, elles vont fabriquer du tissu graisseux et s’engraisser. C’est une expérience qui va dans le même sens que les constats précédents

 

III. Pistes d'analyse

 

On est encore à des stades expérimentaux qui ne sont que des hypothèses sur le rôle du microbiote.

- On sait que les bactéries réalisent des fermentations (transformations chimiques particulières). Ces fermentations réalisées dans le tube digestif produisent des acides gras. Ceux-ci sont stockés dans le tissu adipeux de l’hôte. Si les bactéries font beaucoup de fermentations, on a beaucoup d’acides gras stockés dans les graisses. Avec une modification des bactéries, du nombre de fermentation qu’elles réalisent, et du nombre d’acide gras, on a une possibilité de stockage supplémentaire et donc de développement du tissu gras.

- Les bactéries pourraient aussi être impliquées dans une mauvaise transformation de certains édulcorants issus de l’industrie alimentaire. On aurait prouvé chez les souris, pas encore chez l’Homme, que certains édulcorants métabolisés par les bactéries seraient à l’origine d’un diabète de type 2.

- Autre piste d’exploration : certaines bactéries, notamment E. coli, jouent sur la satiété, c’est-à-dire la sensation de ne plus avoir faim. Cette bactérie produirait une molécule qui ressemble à une molécule de notre cerveau, qui coupe la faim.