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COMPORTEMENT SEXUEL ET IDENTITÉ

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Prendre en charge sa sexualité

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La sexualité humaine, c’est-à-dire le comportement sexuel denotre espèce, est à la fois influencée par les hormones (testostérones chez les hommes, œstrogènes chez les femmes), mais également par le circuit de récompense du cerveau, c’est-à-dire le plaisir associé à l’acte sexuel. C’est la libido.

 

I. Se protéger des IST

 

Dans notre espèce, il est indispensable de prendre en charge sa sexualité. Cela commence par se protéger des Infections Sexuellement Transmissibles (IST). En se protégeant, on protège également ses partenaires sexuels. Ces infections sexuellement transmissibles sont dues à des microorganismes qui passent d’un individu à un autre quand il y a relation sexuelle et un contact entre des sécrétions ou des organes sexuels.

Ces infections sexuellement transmissibles peuvent être dues à des champignons, comme les candidoses qui sont des mycoses. Elles peuvent être dues à d’autres microorganismes comme les chlamydias, qui, si elles donnent des infections non détectées peuvent amener à des problèmes de stérilité, ou encore le tréponème qui est la bactérie responsable de la syphilis. Enfin, les IST peuvent être dues à des virus comme l’hépatite B ou encore le VIH, le virus responsable du sida.

Pour se protéger de la transmission d’un partenaire à un autre, la seule méthode efficace est le port du préservatif au cours des relations sexuelles.

 

II. Éviter les grossesses non désirées

 

Prendre en charge sa vie sexuelle passe aussi par éviter les grosses non désirées. Il existe différentes méthodes qui empêchent la rencontre des gamètes, spermatozoïdes masculins et ovules féminins : on parle de contraception. La contraception est l’ensemble des techniques qui empêchent la conception à la suite d’un rapport sexuel.

 

A. La contraception mécanique

La contraception peut se faire de manière mécanique, c’est-à-dire que l’on place une barrière physique empêchant les spermatozoïdes d’accéder aux organes génitaux féminins internes, et donc potentiellement à l’ovule. Elle se fait avec l’utilisation d’un préservatif ou d’un stérilet, un petit bâtonnet que l’on place en haut de l’utérus pour empêcher le passage des spermatozoïdes.

 

B. La contraception chimique

Par ailleurs, il existe des méthodes de contraception chimique. Cette fois, on fait appel à des molécules de synthèse (qui ne sont pas produites par le corps de la femme). Elles sont produites en laboratoire et ressemblent aux hormones de la femme. La contraception par hormones de synthèse se fait depuis que l’on a compris le fonctionnement du cycle féminin et quelles sont les hormones impliquées.

En laboratoire, on est donc en capacité de produire ces molécules de synthèse qui sont placées dans des médicaments, ici les pilules, et qui ont un effet perturbateur sur le cycle de la femme. L’objectif est d’éviter la production de gamètes, ou la rencontre entre les gamètes féminins et masculins.

 

1. La pilule contraceptive classique

La contraception chimique classique est la pilule contraceptive que l’on prend tout au long du cycle, soit durant quatre semaines, soit durant trois semaines avec un arrêt à la dernière semaine du cycle, du jour 21 au jour 28. Avec la pilule contraceptive classique, on a un apport d’oestro-progestatives, c’est-à-dire un mélange plus ou moins dosé en œstrogène et/ou en progestérone de synthèse. Ces hormones de synthèse permettent de préserver tout au long du cycle un taux hormonal bas.

Les hormones hypophysaires et ovariennes naturelles sont maintenues à un taux bas. On constate la différence entre les taux hormonaux normaux au cours du cycle, avec le pic de LH, le pic d’œstrogène, etc., tout cela étant associé à l’ovulation, et les taux hormonaux sous pilule qui restent tous bas.

 

2. Les effets de la pilule contraceptive classique

Les effets recherchés de la pilule contraceptive sont de trois ordres. D’abord, un effet sur l’endomètre. Cette paroi de l’utérus se développe normalement tous les mois, avec la capacité alors d’accueillir l’embryon. Sous pilule, l’endomètre peut rester fin, ce qui empêche tout embryon de s’y implanter.

Le deuxième effet est sur les ovaires puisqu’on essaie de bloquer l’ovulation. Toutes les pilules ont cet effet sur les ovaires, en revanche toutes n’ont pas les deux autres effets.

Dernier effet possible, un effet sur la glaire cervicale qui se trouve à l’entrée de l’utérus, et qui joue le rôle de filet à spermatozoïdes. Ce « gel » est fait d’une multitude de petites mailles plus ou moins larges. Si elles sont larges, les spermatozoïdes peuvent traverser, et remonter du vagin vers l’utérus puis les trompes utérines où ils peuvent rencontrer un ovule. Lorsque la glaire cervicale est très dense, les mailles de ce filet se resserrent et les spermatozoïdes sont bloqués et finissent par mourir.

Donc la pilule contraceptive peut avoir trois effets : toujours un sur les ovaires, et potentiellement en plus sur l’endomètre et la glaire cervicale.

 

III. Les autres types de pilules

 

A. La pilule du lendemain

La pilule du lendemain est une contraception d’urgence. Elle ressemble, dans sa composition, à une pilule contraceptive classique, mais elle ne se prend qu’en une seule fois. Elle est très dosée en oestro-progestatives de synthèse. Elle a un effet violent et brutal pour l’organisme, avec le même type d’effet sur les ovaires, l’endomètre et l’utérus de la femme, mais en une seule fois.

Elle n’est donc utilisée qu’en cas de défaut de contraception classique. Il peut s’agir d’un rapport sexuel après un oubli de pilule ou un problème de préservatif.

 

B. La pilule contragestive

Il existe une troisième molécule à connaître : la pilule contragestive. Il s’agit d’empêcher un début de grossesse ou de mettre fin à une grossesse dans les premiers jours ou semaines où celle-ci s’installe.

On fait alors appel à une molécule appelée RU486 ou mifépristone. Ce RU486 est de forme semblable à la progestérone. La progestérone est produite normalement par la femme en fin de cycle, avec une diminution de son taux jusqu’au jour 28, sauf s’il y a eu fécondation et que la femme est enceinte. La production de progestérone chez la femme enceinte perdure et est très importante dans les premiers temps.

Le RU486, comme il ressemble à la progestérone, occupe les récepteurs à progestérone, sans en avoir l’effet. Autrement dit, c’est comme si la progestérone était présente sans être efficace. Cela provoque alors la destruction de l’endomètre, l’endroit où s’installe l’embryon en début de grossesse. Il y a alors des règles relativement importantes, et une expulsion de l’embryon le cas échéant.