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STAGE - LES ANTICORPS

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Les anticorps

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Les anticorps ont été mis en évidence, pour la première fois, par le docteur allemand von Behring. Il a montré que dans le sang de certains animaux protégés contre certaines maladies, il pouvait y avoir des molécules protectrices et qu’on pouvait les transmettre d’un animal à un autre en faisant un prélèvement du sérum et en injectant ce sérum à d’autres animaux. Ce n’est que plus tard que l’on a mis en évidence la forme, l’organisation et le fonctionnement des anticorps.

 

Voici ici un schéma très simplifié. Les anticorps, noté aussi Ac, sont des molécules présentes dans le sérum, dans notre sang. Ce sont des protéines, c’est-à-dire des chaînes d’acides aminés. En réalité, une molécule d’anticorps correspond à plusieurs chaînes d’acides aminés accrochées les unes avec les autres.

 

 

Ces protéines circulent dans notre sang et on globalement la forme donnée ici : une sorte de « Y » avec deux branches principales et un « tronc » qui permet à l’anticorps de s’accrocher à d’autres choses. Dans ces deux branches principales, on remarque aux extrémités deux sites qui sont des sites de fixation aux molécules contre lesquelles les anticorps nous défendent. Ces deux extrémités sont identiques, elles sont dessinées en vert sur ce schéma.

Elles permettent la liaison ou l’accrochage, sur un antigène. L’antigène c’est une molécule, une bactérie ou une partie de bactérie, susceptible, dans notre corps, de provoquer une maladie. C’est un élément étranger au corps, on parle de non-soi, qui est pathogène. L’antigène en abrégé est noté Ag. Il y a donc une fixation possible entre l’anticorps, par son extrémité de liaison, et l’antigène (ici la toxine diphtérique). Cet anticorps est donc capable de se fixer par des formes complémentaires, à la toxine diphtérique. On dit que dans l’espace, l’anticorps est construit de manière complémentaire à l’antigène.

Cette complémentarité est très spécifique. Il existe une spécificité de la liaison anticorps-antigène. Cela signifie que l’anticorps, ici capable de se fixer à la toxine diphtérique, n’est pas capable de se lier à une autre toxine produite par une autre bactérie. Par exemple, la toxine tétanique.

 

Conclusion

Les anticorps sont des protéines qui possèdent deux sites de fixation qui lui permettent de se lier à un antigène (en réalité à deux antigènes mais identiques). On dit que cette liaison est spécifique puisqu’un anticorps a une forme qui lui permet de se lier à un antigène mais pas aux autres antigènes. On parle donc d’une reconnaissance et d’une fixation spécifique anticorps-antigène.