HISTOIRE-GÉOGRAPHIE

DES MILIEUX À VALORISER ET À MÉNAGER

Milieux : éléments naturels valorisés par les sociétés humaines.

 

I. Des milieux valorisés

 

A. Des milieux variés

Au niveau du relief, on observe une certaine unité topographique puisque cette zone de l’Afrique australe est majoritairement composée de plateaux, c’est-à-dire de surfaces planes en altitude. Il existe quand même des différences puisqu’il y a le grand massif montagneux de Drakensberg (Afrique du Sud) et des plaines littorales à l’est du Mozambique. Un autre point commun de la région est l’aridité : il pleut peu et les fortes chaleurs caractérisent la région.

Malgré ces points communs on trouve une grande diversité de milieux. Il y a deux déserts : le Kalahari et le Namib. Dans le centre de l’Afrique australe on trouve une végétation de savane et au sud de l’Afrique du Sud, la végétation est plutôt composée d’un maquis de type méditerranéen. Il y a des forêts de types équatoriales dans le Drakensberg et cette variété se retrouve aussi au niveau des littoraux : littoraux à falaise, littoraux composés de mangrove ou de longues plages de sable.

 

B. Des milieux exploités

Il y a des nombreuses ressources qui expliquent cette exploitation. Les ressources minières sont importantes : les diamants, l’or et minerais (chrome ou charbon).

L’exploitation de ces milieux est aussi touristique. Traditionnellement, le tourisme s’est développé dans les grands parcs naturels de la région. C’est le cas notamment des safaris ou de la chasse aux trophées. Mais de plus en plus, le tourisme balnéaire se développe que ce soit en Afrique du Sud ou au Mozambique qui développent cette activité. Il y a des points particulièrement connus comme les chutes Victoria le long du fleuve Zambèze qui font partie du patrimoine mondial de l’Unesco.

 

II. Des milieux à aménager

 

Il y a une forte pression anthropique, c’est-à-dire exercée sur les hommes, sur ces milieux.

 

A. Une forte pression sur les milieux

Cette pression est d’abord démographique. La population de la zone va être multipliée par deux d’ici 2050, (le cas pour l’ensemble de l’Afrique) et donc la population augmentant, les besoins vont augmenter.

A cela s’ajoute la hausse du niveau de vie faisant que les êtres humains de la zone vont consommer beaucoup plus de ressources qu’ils n’en consomment aujourd’hui.

Il faut rajouter également la demande en ressources naturelles des pays émergents et en premier lieu la Chine. Pour les activités minières, on observe de nombreuses pollutions. Ces activités sont amenées à se développer et les populations vont donc augmenter.

Cependant, une des principales menaces qui pèse sur la région demeure le dérèglement climatique. La zone est marquée par un climat aride et on craint une hausse des températures mais aussi une baisse des précipitations. Cela pose de nombreux problèmes. Par exemple, de nombreux États ne fournissent pas d’eau potable pour leur population et ce phénomène risque de s’accentuer.

Enfin, le dernier problème de la zone reste la déforestation. À Madagascar, la population est très pauvre et elle pratique la culture sur brûlis. Elle n’a pas les moyens d’acheter des intrants pour fertiliser la terre, elle brule donc la forêt pour cultiver les espaces ainsi défrichés. Quand les terres sont devenues stériles, elles brûlent à nouveaux d’autres parcelles de forêt afin d’obtenir d’autres parcelles de culture. Ainsi, 90 % de la forêt primaire à Madagascar a été détruite.

 

B. Favoriser un modèle durable

La pression sur les milieux est inégale. Prenons l’exemple de l’Afrique du Sud dont la population représente 10 % de la population de la zone. Elle produit, à elle seule, 40 % des gaz à effet de serre.

Il faut ensuite favoriser l’accès à l’eau pour tous, notamment dans des pays comme le Mozambique qui dispose de nombreuses ressources en eau mais dont une grande partie de la population est privée d’eau potable.

Il va falloir mettre en place la transition énergétique. Elle passe d’abord par la production d’énergies durables dans une région qui offre de gros potentiels.

Enfin, la durabilité ne concerne pas seulement la protection de l’environnement mais aussi un aspect social et il va falloir réduire la pauvreté dans une des régions les plus pauvres et inégalitaires au monde.

 

Conclusion

 

Ainsi, nous avons vu que l’Afrique australe possède des milieux très variés qui sont exploités. Ils sont tellement exploités que de nombreux dommages sont causés. Pour trouver une issue à cette dégradation des milieux, il faudra envisager au XXIe siècle un développement durable de la région.