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Pourquoi les échecs se succèdent ?

Article publié le 09 Dec 2018

Certains élèves rencontrent des échecs de manière assez répétée et se trouvent parfois pris au piège d’une spirale négative dont ils ne savent pas comment sortir.

Certains d’entre eux subissent des situations d’impuissance apprise: c’est le cas si votre enfant se répète en boucle :“Je suis impuissant, quoique je fasse ça ne va pas marcher, la réussite ce n’est pas pour moi”.

Pour d’autres, les troubles sont plus profonds avec des tableaux quasiment post traumatiques et un niveau d’angoisse important, des cauchemars, des maux de ventre, une difficulté très forte à aller en cours le jour du contrôle...

Quel est l’impact de ces échecs répétés ?

La répétition des échecs a un impact sur la représentation qu’on a de soi et sur les émotions. L’élève en difficulté chronique se demande sans cesse:

  • suis-je capable ?
  • est ce que je suis un bon élève ?
  • est ce que je vais y arriver ?

Cette situation peut avoir un impact essentiellement à trois niveaux:

  • Des difficultés à se mettre au travail:  si votre enfant pense être nul et se dit qu’il ne va pas y arriver, il ne va pas avoir envie de réviser, d’apprendre ses leçons et de faire ses devoirs.
  • Pendant les contrôles, il risque d’être pris dans des pensées négatives où la panique l’emporte, le déconcentre et focalise son attention sur le point du contrôle qui va le mettre en difficulté. Bien souvent, dans ce genre de situation, l’élève a du mal à prendre du recul ou à se concentrer sur ce qu’il sait faire
  • L’angoisse va mettre l’élève en difficulté pour mobiliser son attention et faire fonctionner sa mémoire.

En bref, plus les échecs se succèdent, plus l’élève va développer des dispositions qui vont être propices à d’autres échecs. Et c’est ainsi qu’il rentre dans une spirale négative des échecs.

Comment sortir de la spirale négative des échecs ?

Il est recommandé dans un premier temps de travailler sur la représentation que l’élève a de lui même pour le sortir du “Je suis nul, je suis incapable, la réussite c’est pour les autres, pour moi ça ne fonctionnera pas”.

Vous pouvez l’aider à avoir un regard beaucoup plus précis sur ses échecs: plutôt que de le laisser dire qu’il est nul de manière générale, incitez le à analyser ses échecs de manière factuelle et concrète en remplaçant le “Je suis nul” par “Je n’ai pas travaillé de la bonne manière”, ou ”Je n’ai pas assez travaillé”, ou “J’étais déconcentré, très distrait quand j’ai révisé”, ou “J’ai paniqué pendant le contrôle”, ou “J’ai mal géré mon temps” etc. En étant plus précis dans son analyse, vous lui permettez de cibler le problème pour ensuite trouver des solutions.

Insistez sur les forces de votre enfant. Soulignez les éléments positifs du contrôle: ce peut être au niveau de la présentation qui était excellente, de l’orthographe plutôt bonne ou des idées mises en avant dans son devoir. L’objectif ici est de valoriser de manière précise ses forces pour lui redonner confiance.

Enfin, donnez lui des stratégies pour qu’il puisse apprendre plus efficacement et qu’il gère mieux son stress pendant les contrôles. Pour apprendre différemment, proposez lui de faire travailler à la fois sa mémoire auditive et sa mémoire visuelle en relisant ses cours à voix haute, en regardant des vidéos de rappels de cours et en faisant des fiches. Rien de tel aussi pour vérifier que l’essentiel a été retenu que de se tester avec des QCM. Pour canaliser son angoisse, vous pouvez aussi lui proposer de faire des exercices de relaxation ou de respiration. Vous pouvez enfin solliciter un entretien avec la psychologue scolaire ou demander conseil à votre médecin qui vous orientera si besoin vers des psychiatres spécialisés ou pédo psychiatres.

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